Super Mario Galaxy 2
Test du Jeudi 10 juin 2010 par Nobuteru Yuki
Quand je vois Mario, je me dis que j’ai furieusement déconné avec ma vocation car ma vie actuelle n’est en rien meilleure à celle de cette icône du jeu-vidéo. J’aurais peut-être dû faire plombier au lieu de m’accrocher à des études universitaires qui ont fait de moi un joli salarié peu productif dans une multinationale ultra corporate. C’est vrai quoi, malgré sa formation de plombier il a eu la chance de toucher à de nombreuses disciplines et il est même parti vadrouiller dans l’espace ! Purée mais l’espace quoi ! Il remet ça dans Super Mario Galaxy 2 histoire de bien nous narguer et entame une nouvelle quête interstellaire. C’teu grosse moule qu’il a le Mario…
RIEN NE CHANGE
Ah non pas encooooore, Bowser t’es vraiment lourd à la fin... Chourer Peach pile poil au moment où elle devait préparer un bon gâteau goûtu à Mario, ce n’est franchement pas sympa, d’autant plus que c’est redondant à force. Le pire dans l’histoire c’est que tu n’arrives pas à retenir la leçon, depuis le temps que Mario te fout une belle raclée à chaque confrontation. T’aurais pu te rendre à l’évidence : ce mec n’aime pas trop qu’on touche à sa princesse et il est prêt à piétiner tous tes Goombas s’il le faut pour la récupérer. Ça y est c’est bon, tu l’a bien énervé cette fois encore et il va bientôt venir te péter la gueule. T’auras beau te cacher au fin fond de l’univers ça ne servira à rien, tu n’as aucune chance.
LE ROI DES JEUX DE PLATEFORME
Vous vous rappelez de la première fois où vous avez touché à Super Mario World sur SNES ? Un jeu qui à l’époque a donné la définition absolue de ce qu’est un jeu de plateforme et qui à ce jour n’a pas pris une ride. Rester accroché au pad du matin au soir en sautant tous les repas, se faire engueuler par les parents parce qu’on a passé toute la journée devant l’écran face à ce spectacle de pixels. "Tu vas te ruiner les yeux pauvre fou !", "Regarde comment t’es assis m’enfin ! Arranges-toi le dos sinon tu vas te transformer en Quasimodo !" Jouer jusqu’à ce qu’un des parents vienne éteindre la console par force, ne pas réussir à fermer l’œil car on est pris par une forte excitation et que l'on a hâte d’être au lendemain pour pouvoir y rejouer.
Sachez que toutes ces veilles sensations sont revenues avec Super Mario Galaxy 2, et ce dès les premières minutes de jeu. Le début commence par un magnifique scrolling horizontal comme à la vieille époque, histoire de réveiller les souvenirs d’enfance si agréables des joueurs. Une fois dans le premier niveau on est happé par la beauté des mini-planètes et la musique orchestrale qui surpasse celle de l’épisode précédent. On se met à sautiller partout, découvrir les commandes du jeu, on s’aperçoit tout de suite que le gameplay reste inchangé par rapport au premier Super Mario Galaxy et ce gameplay qui a déjà fait ses preuves avec une précision absolue. La gestion des sauts dans un univers 3D est ici incroyablement efficace et maîtrisée, bien meilleure que dans le légendaire Mario 64.
On se met à jouer avec la gravité des planètes en essayant de mettre en orbite notre personnage à l’aide du fameux saut en longueur, on tire sur les ennemis avec des fragments d’étoiles à l’aide de la Wiimote pour les assommer et ensuite les shooter comme un ballon de football. Un endroit haut et difficile à atteindre ? Pas de problème, il suffit d’emprunter le bâillement dans le mur pour exécuter un saut mural. En bref, Super Mario Galaxy 2 est ce qui se fait de mieux en terme de jeu de plateforme si ce n’est LE jeu de plateforme par excellence car c’est tout un tas de choses qui font de lui le Roi du genre.
YOSHI EST DE RETOUR !
Yoshi à lui seul pourrait justifier l’achat du jeu. Imaginez seulement un dinosaure vert que l’on peut chevaucher et qui nous aide dans notre quête avec ses différentes compétences qui ont davantage été améliorées pour ce nouvel épisode. Le pied. Yoshi est très gourmand, il gobe et avale pratiquement tout sur son passage à l’aide de sa langue extensible. Même que cette fois il a un système de verrouillage multiple lui permettant de gober jusqu’à 3 ennemis de façon consécutive.
Rien ne lui fait peur, il peut même avaler les fleurs de chardon géantes et pour ce faire il suffit de lancer sa langue puis de reculer un court moment tout en maintenant le bouton B pour les arracher. Toujours avec sa langue, Yoshi peut tirer des plateformes pour se fabriquer une passerelle et ainsi ouvrir des passages. Encore plus cool, Yoshi peut s’accrocher avec sa langue à des fleurs flottantes et sauter d’une à l’autre comme Spiderman ! Je crois que dans Super Mario Galaxy 2 on a droit au meilleur Yoshi qui soit puisqu'il a même des power-ups propres à lui qui font de lui un compagnon idéal durant l'aventure.
L’un des items marrants est un piment rouge qui arrache bien la gueule. Le pauvre Yoshi devient tout rouge et se met temporairement à courir à une grande vitesse avec en addition le bruit comique d’une sirène de pompiers. Cet item lui permet de traverser des surface fragiles, courir sur l’eau ou grimper le long d’un mur, il faut juste faire gaffe à ne pas heurter quoi que ce soit sinon ce sera la chute assurée. Autre item très utile : une sorte de melon bleu qui gonfle Yoshi comme un ballon de baudruche. Il laisse fuir de l’air à faible débit par sa bouche et de ce fait le propulse dans les airs jusqu’à se vider complètement. Un item nécessaire pour accéder à des points élevés. Enfin, il y a une poire dorée grâce à laquelle le corps de Yoshi s’illumine comme une lampe et lui permet de faire apparaitre des éléments de décors qui étaient au départ invisibles. Le plus important est de se déplacer rapidement avant que l’effet ne se dissipe autrement c’est la chute inéluctable.
Toutes ces choses font qu’une fois sur le dos de Yoshi on n’a plus envie de redescendre. Même que dans des cas inespérés on peut abandonner la pauvre créature dans le vide pour gagner un saut supplémentaire et sauver nos fesses. Cruelle comme solution … mais c’est pour la bonne cause.
TOUT UN UNIVERS A EXPLORER
Pour rattraper le vil Bowser Mario s’allie encore une fois aux petits Lumas, créatures célestes en forme d’étoiles qui l’aident à voyager dans l’hyper-espace sur une mini-planète dotée de propulseurs et qui a été spécialement transformée en son effigie pour l’occasion. On se déplace sur une petite carte comme dans Super Mario World pour accéder aux niveaux. Le carburant de cette mini-planète (ou vaisseau spatiale) sont les étoiles dorées qu’il faudra récolter sur les différentes galaxies. 70 d'entre elles sont ainsi nécessaires pour atteindre Bowser et il y en a 120 au total en comptant les étoiles blagueuses qui apparaissent après avoir collecté des pièces spéciales cachées dans chaque niveau. Tout ça pour environs 20h de jeu et ce n’est pas tout !
Une fois les 120 étoiles obtenues, cela signifie que l’on vient d’atteindre la moitié du jeu seulement car 120 étoiles vertes vont faire leur apparition sur l’ensemble des galaxies du jeu ! 240 étoiles avec une toute dernière pour obtenir la vraie fin, pas moins d’une trentaine d'heures sont de ce fait requises pour tout récupérer. Une durée de vie extraordinaire pour un jeu du genre.
DOUX ET AMER en MEME TEMPS
Doux parce que tout est beau dans le jeu, que ce soit la grande variété des mondes à explorer, des remakes d’anciens niveaux de Mario 64 qui feront pleurer de joie les nostalgiques (la fameuse glissade vertigineuse ou encore le premier niveau de Mario 64), le tout avec les musiques originales remises au goût du jour. Quel bonheur d’entamer le premier château de Bowser et entendre le fameux thème de la version N64 ! Franchement, les musiques donnent un côté épique au titre et dépassent clairement de très loin les compositions de Super Mario Galaxy premier du nom. C'est simple, Super Mario Galaxy 2 est un vrai régal audiovisuel.
Amer parce que le niveau de difficulté a été revu à la hausse. Le départ se fait de manière toute gentille, le jeu nous laisse le temps de nous familiariser avec les nouveaux power-ups géniaux : le champignon roche qui nous transforme en boule de pierre dévastatrice (certains passages font penser à un flipper géant où l’on ricoche dans tous les sens et où il faut faire très attention de ne pas tomber dans le vide), le champignon nuage qui rend Mario très léger et lui permet d’effectuer de longs sauts (il est possible de créer jusqu’à 3 nuages temporaires sous les pieds de notre personnage pour traverser d’énormes gouffres ou gagner de la hauteur), ainsi que la possibilité de soulever une tête de forage en forme de toupie avec laquelle il peut creuser des tunnels et ainsi traverser les planètes. Sans oublier les anciens items tels que le champi-ressort, champi-abeille, champi-fantôme et bien sûr la fleur de feu.
Plus on avance et plus l’architecture des niveaux devient plus complexe et la dextérité du joueur est mise à rude épreuve. Certains niveaux sont exclusivement jouables en scrolling horizontal comme dans les bons vieux épisodes 2D. La gravité change à un rythme régulier d’une direction à l’autre et le joueur devra faire attention à bien le suivre pour atteindre son objectif. On se retrouve souvent la tête à l’envers ce qui est franchement peu commode pour ceux qui ont du mal avec l’orientation dans l’espace. Heureusement que les axes directionnels changent avec le mouvement du personnage autrement ce serait du gros n’importe quoi.
Il y a également des défis de scoring que nous lance un singe bleu trop funky. Le but est d’atteindre le score de 6000 points par exemple en une minute, chaque ennemi écrasé rapporte 100 points qui à son tour lâche une pièce qui vaut 100 points. Le plus important est d’enchaîner le plus d’écrabouillage d’ennemis possible sans remettre les pieds au sol : un = 100, deux = 200, trois = 300 et à partir de là tout ennemi écrasé nous donnera 300 points ! C’est hyper chaud à réaliser mais ô combien gratifiant et spectaculaire.
Autre moment fort du jeu : la poursuite des clones. On vous donne, par exemple 100 pièces mauves à récupérer sur un terrain truffé de dalles éphémères. Seul un seul passage est autorisé car chaque fois que l’on marche sur une dalle, elle disparaît au bout de deux secondes. Il y a tout juste 100 pièces sur le terrain et si on en rate ne serait-ce qu’une seule, il nous est impossible de retourner la prendre. Ça vous rappelle quelque chose hein ? Oui oui, c’est presque le même niveau que dans Super Mario Galaxy. Presque le même parce que dans celui là on se fait courser par une bonne vingtaine de clones qui suivent nos déplacements et imitent nos mouvements. Le moindre petit retard et on se mange un clone dans la gueule ! Il faut aussi veiller à ne pas s’enfermer dans un coin avec eux car il est presque impossible de couper le chemin à travers cette horde de sosies. Les niveaux présentant des clones de Mario sont facilement les plus stressants et les plus énervants du jeu. J’ai par exemple balancé la Wiimote à plusieurs reprises dans le monde des sauts muraux multiples dans la Galaxie S...
Par contre il y a les niveaux du vol plané accroché aux pattes d’un aigle qui m’ont mis hors de moi tellement la détection des mouvements est horrible ! Pourquoi ont-ils fait ces abominations ? Bien que le champi-ressort soit ultra énervant, il est clair qu’il a été crée volontairement de la sorte contrairement aux vols planés et leur maniabilité épouvantable. Ces niveaux-là font tâche par rapport au reste et les game designers auraient franchement pu nous épargner un tel calvaire … ce n’est même pas amusant.
Les Boss, bien qu’impressionnants et très originaux, ne sont pas un défi insurmontable. Sauf quand on est obligé de nous battre contre eux une seconde fois mais avec uniquement un seul point de vie. Aucun droit à l’erreur, on doit apprendre par cœur leur attaque et riposter au bon moment. Dans la fameuse Galaxie S on nous met face à une série de boss du premier épisode juste pour le plaisir … toujours avec un seul point de vie. Bon courage.

Il est vraiment increvable ce Mario, surtout lorsqu'il revient à son domaine de prédilection. Non pas la plomberie mais plutôt le jeu de plateforme. Techniquement tout était déjà établi grâce au premier épisode ce qui a laissé le terrain libre à l’imagination de ses créateurs qui nous ont offert des niveaux de toute beauté et extrêmement originaux avec de nouveaux items, de nouvelles idées de level design et un challenge équilibré qui ravira tous types de joueurs. Accessible et exigeant à la fois, Super Mario Galaxy 2 se montre fun du début à la fin. L’exemple parfait de ce que doit être un vrai jeu-vidéo.
Les plus
-Un jeu de plateforme, un vrai.-Un tas de niveaux originaux.
-Le challenge.
-L’énorme durée de vie.
-L’une des meilleures bande son du jeu-vidéo.
-Yoshi !
Les moins
-L’horrible niveau de l’oiseau planeur.Détails
- Nom
- Super Mario Galaxy 2
- Support
- Wii
- Genre
- Aventure
- Editeur
- Nintendo
- Développeur
- Nintendo
- Sortie
- 11 juin 2010
- 23 mai 2010 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


























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