Wii No More Heroes


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Test de No More Heroes

Test du Dimanche 10 mai 2009 par CookiesOChocola

No More Heroes, sorte d’OVNI ni RPG, ni Beat’em all dernièrement sorti sur Wii, est sans aucun doute un jeu… disons... hors du commun, mélangeant les genres et bénéficiant d'un humour complètement décalé. Un univers actuel, des éléments aussi vieux que futuristes et un héros très "mâle", sans oublier un graphisme mi-comic, mi-pop art. Du trip violent qui vous colle les yeux à l’écran, voilà qui résume ce No More Heroes en quelques mots.

The beauty and the geek

Travis Touchdown, sorte d’otaku qui se la joue un brin fashion victime. Voilà le héros que vous incarnez avec ses lunettes de soleil sur le pif, sa coupe de cheveux qui fait concurrence aux pubs TV pour du gel capillaire, un jean moulant et une veste en cuir. Vous êtes cool, tranquillou, et squattez dans le fauteuil de votre motel à ne rien faire. Mais surtout : vous vous ennuyez.... à mourir. L’éternel problème qu’ont tout les enfants : " J’m’ennuiiiiie". Que fait-on là ? Un début de jeu plutôt laborieux dira-t-on non ? Finalement on décide de sortir de sa chambre prendre un bol d’air frais et d'enfourcher Schpel Tiger, notre gros bolide aussi énorme qu’une voiture et aussi maniable qu’une trottinette du Moyen-Âge. On se ballade tranquillement dans les rues, on côtoie de drôles de logos sur les immeubles, par-ci par-là des pictos qui vont nous rappeler notre enfance et nos première consoles. C’est long, vous ne trouvez pas ?

L’action va enfin prendre place lors de votre rencontre avec Sylvia, jeune femme blonde tout à fait américanisée et stéréotypée, faisant partie du groupe de l’United Assassins Association. Ca y est le jeu démarre enfin, c’est pas trop tôt. Sans vraiment le vouloir, la belle va vous faire une sorte de chantage vous retrouvant ainsi propulsé onzième sur la liste des meilleurs tueurs du coin (après lui avoir rendu un petit service et exterminé quelques méchants pour elle). Vous devrez ainsi traquer ceux situés plus haut dans la liste ou attendre patiemment que quelqu’un vienne vous battre en duel et voler votre place. Quand on pense que vous allez devoir chercher tout ces tueurs en échange d'une nuit avec elle ?! Chantage !!! C’est une honte ! Mais elle a raison…si ça marche après tout… Puis bon, qu’aviez-vous de mieux à faire ? Attendre au motel ?

Passé un tutoriel qui vous apprendra à manier votre arme, vous pourrez commencer à l’utiliser à droite et à gauche pour satisfaire votre envie destructrice. Mais votre arme qu’est-t-elle au juste ? Un bon gros gun aussi énorme que votre cylindrée ? Une épée ? Un mix ? Eh bien non un katana laser. Oui ça semble très simple à priori sauf que visiblement les piles ayant disparu à cette époque il ne fonctionne qu’à la dynamo. Un katana laser à dynamo… hahaha. Ca a l’air d’une blagounette, mais ce n’est pas le cas. Bon. Le tutoriel passé, vous aurez apprit les règles de bases de la décapitation et j’en passe. Direction votre premier boss qui en vaudra le détour (fort sympathique je dois dire) après avoir bien entendu éliminé ses sous-fifres au préalable. Un boss qui vous fera d’ailleurs sentir chaque muscle de votre bras, et vous en décrochera l’épaule entre les coups et les rechargements de votre arme tant la maniabilité du titre se montre dynamique.

Mais le jeu ne s’arrête pas à cette quête principale et vous aurez à différents moments de petites missions annexes à effectuer pour vous permettre d’avancer dans le jeu. Ainsi il vous faudra tondre la pelouse, ramasser des noix de coco ou même nettoyer des graffitis. Rien que du boulot gratifiant n’est ce pas ? Tout ceci pour vous voir amasser quelques menues monnaies, pouvoir acheter vos missions ou encore pouvoir modifier à souhait la tenue de Travis (quelle futilité…). Le début fut long à venir mais point de déception au final. Malheureusement une quinzaine d’heures suffiront à faire le tour du jeu, ce qui semblera bien trop court et laissera les joueurs sur leur faim dans l’espoir qu’un jour un deuxième opus sorte dans nos contrées.

Allô docteur ? Me suis déboitée l’épaule…

Côté gameplay, nous n’avons pas vraiment à nous plaindre. C’est avec une prise en main aisée et rapide que le joueur pourra jouer du katana laser. Certes l’apprentissage des techniques semblera difficile au début mais tout joueur plus qu’occasionnel sur Wii devrait s’en sortir. Tous ces combats feront bientôt de vous un tueur chevronné et un humain avec une épaule luxé. On appréciera très fortement la palette de coups très variée et fidèlement reproduit par la Wiimote, vous sentant ainsi bien immergé dans l’action sans vous énerver pour autant après la console sous prétexte qu’elle ne comprend pas vos gestes comme c'est le cas avec certains autres titres. Point de repos pour les braves, et c’est à coup de décapitation que l’hémoglobine giclera sur votre écran à n’en plus voir les autres adversaires. Malheureusement et comme d’habitude, la version européenne a été censurée. On ne pourra donc pas assister aux magnifiques mises à mort de vos adversaires comme le propose le jeu hors de notre continent. Un regret donc assez grand et qui fait perdre une partie des meilleurs moments du jeu.

Pas besoin d’appareil auditif on entend bien

Musicalement, on apprécie, que dis-je on adore même le thème qui s’accorde en parfaite harmonie avec le graphisme du site. Il ne devrait de ce fait que vous rappeler Killer 7 qui avait le même auteur et compositeur de la bande son. Pas de musique lancinante, ni de classique bien au contraire, on y va à coup de bourrin (un peu comme le jeu finalement) prête à vous percer les tympans. C’est dans ces moments-là que l’on appréciera les phases de jeu moins oppressantes avec beaucoup plus de silence. De l’électro à la pop en passant par du rock bien agressif, le tout accompagné de divers beats et sons, l’OST est vraiment là pour motiver le joueur en lui propulsant de l’adrénaline dans les veines. Du bon travail !

Sors-moi le caléidoscope !

Du côté du design, rien à dire. C’est superbe. On reconnaît bien là la pate de Suda 51 (auteur de Killer 7) par ses lignes effilées et ses aplats de couleurs très punchy. Bien que proche de son prédécesseur, No More Heroes possède tout de même un côté plus "trash" par force de gestes artistiques et de couleurs brossées. Sans compter sur les prises de vue photos en "instantané" lorsque vous changez de lieu. Un effet Photoshop qui marque comme un arrêt et qui cadre parfaitement avec le reste du jeu. Le tout mélangé offre réellement un côté classieux et recherché qui nous montre tout l’intérêt des auteurs à en faire un jeu unique. Mais le décor ne fait pas tout et les différents boss que vous croiserez sont également travaillés chacun par rapport à leurs propres personnalités, qui pour la plupart sont très extravagants. Nous aurons ainsi droit à un cosplayeur, un cowboy ou encore une lolita toujours dans le même état d’esprit graphique.

Toutefois le point noir (et il en faut bien un) de No More Heroes reste sans nul doute la pauvreté des maps et le manque d’action sur celles-ci. Vous vous y baladez, point. Les pixels englobent les personnages, les cocotiers peuvent être cassés mais cela s’arrête vraiment là et c’est bien dommage. Un point récurrent visiblement de nos jours et qui reste également une habitude à Goichi Suda. Il en sera de même pour l’interface bien que le côté légèrement rétro qui en dégage vient habiller le tout un minimum.

8

No More Heroes rentre donc dans la catégorie des inclassables, mais qui marquent par leurs bons scénarios décalés, leurs graphismes typés et leurs musiques détonnantes. Un jeu à côté de la plaque, mélange de tous les genres, pep’s et hilarité au rendez-vous. Bref, un pari risqué au départ mais qui saura plaire à un grand nombre de joueurs.

Les plus

- Le scénario déjanté
- On rit du début à la fin
- Le style graphique
- Le côté décalé qui donne un grand n’importe quoi bien trouvé
- Une OST exceptionnelle
- Très bonne maniabilité

Les moins

- C’est trop court !!!
- Des maps vides et dépouillées
- La censure

Détails

16+
Nom
No More Heroes
Heroes
Support
Wii
Genre
Action
Editeur
Rising Star Games Limited
Développeur
Grasshopper Manufacture Inc.
Sortie
14 mars 2008
22 janvier 2008 (US)
06 décembre 2007 (Jap)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

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