Wii Cursed Mountain


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Test de Cursed Mountain

Test du Lundi 7 septembre 2009 par Nobuteru Yuki

Rien qu’avec le titre nous savons déjà ce qui nous attend et ça ne rigole plus. Une montagne maudite, que dis-je… UNE IMMENSE montagne qui de plus est sacrément maudite, ça fait peur ! Il faut avouer que sur Wii les jeux qui font peur, il n’y en a pas des masses et c’est avec les bras grands ouverts que nous accueillons ce Cursed Mountain développé par un studio peu célèbre répondant au nom de Sporing Interactive Media. Originaire d’Autriche (pas l’animal), la boite a déjà pondu une chiée de jeux complètement méconnus que nous pourrons facilement classer dans la catégorie des daubes numériques. Ce titre exclusif à la console de salon de Nintendo se montre un peu plus soigné et recherché que leurs précédents jeux, et c’est d’ailleurs pour ça que nous nous y intéressons, non mais. Trêve de bavardage, place au test.

Journal intime d'un alpiniste

Nous suivons l’histoire à travers la narration d’Eric Simmons, un alpiniste de réputation, qui part à la recherche de son jeune frère Frank (alpiniste également) qui s’est pommé quelque part dans une montagne fictive appelée Chomolonzo située en Himalaya (d’ailleurs, un alpiniste en Himalaya devient un himalayiste). Son petit frangin est un débile profond qui se met dans des situations pas possibles et c’est TOUJOURS Eric qui part le chercher en lui tirant les oreilles.

Cette fois Eric en a eu marre. Tellement marre qu’au début du jeu il déclara, je cite : "'Frank a le chic de se mettre toujours en danger, et c’est encore moi le grand frère qui va devoir aller le chercher. Cette fois, si je le trouve encore vivant je le tuerais. Je le promet."… sans déconner ? Pourquoi aller le tuer alors que nous pouvons très bien le laisser crever là où il est ? Avec une phrase pareil autant dire que ça plombe l’ambiance d’emblée.

Bon, nous allons faire comme si que nous n'avons rien entendu et nous nous lançons dans l’histoire qui impose un ton tragique dans la voix de notre narrateur. Eric Simmons enregistre sa progression dans son petit magnétophone. Premier bon point, nous avons a droit a un doublage français plus que correct, bien que les anglophones profiteront de doublages de meilleure facture. Nous apprenons tout au long de notre périple que le petit frère d’Eric s’est lancé dans cette aventure pour deux objectifs : se prouver qu’il est trop fort et veut être le premier homme à atteindre le sommet du Chomolonzo et en même temps choper un artefact Bouddhiste supposé enfermer une puissance phénoménale. Le petit frère a été convoqué par un certain Bennet, richissime monsieur qui bave justement sur cet artefact nommé "Terma" (qui signifie "fesses" en arabe, mais passons) et lui a promit une grosse somme d’argent s’il le lui ramène jusqu’à ses pieds.

PERSONNAGE PRINCIPALE DU JEU : LE TIBET

Le fait que l’histoire se passe au Tibet rend le jeu particulièrement original. Dépaysement garanti, le décor planté change avec notre progression. Nous débutons dans les villages au pied de la montagne, puis on monte… on monte encore et encore pour arriver à divers temples gigantesques et superbement bien introduits avec des angles de caméras choisis de manière intelligente. L’environnement se met doucement à devenir glacial avec de la neige ici et là, nous passons par des camps de survie plantés par les précédents alpinistes devenus complètement délabrés pour enfin arriver en très haute altitude où l’air se fait rare et la visibilité quasi nulle. Nous comprenons tout de suite que cette montagne n’est en fait que le protagoniste de l’histoire et non pas Eric Simmons.

L’ascension se fait sentir car elle est très lente, chose qui pourrait ennuyer beaucoup de joueurs vu que c’est extrêmement linéaire. Ca m’a presque rappelé Pandemonium sorti sur PC, Playstation et Saturn aux débuts de la 3D (qui roxxait pas mal à son époque), c'est dire. Les décors bien qu’originaux sont affreusement vides. Pire encore, ils se révèlent être aliasés comme pas permis avec des textures qui rappellent les premiers jeux PS2. La solitude est omniprésente dans le jeu, ce vide constant étant en fait un choix scénaristique. On ne croise que très peu de personnes vivantes dans le titre au point qu'elles se comptent sur les doigts d’une seule main. Dans ce jeu il y a nous, la montagne, des cadavres d’alpinistes et de moines tibétains et enfin... et surtout, des … FANTOOOOOMES !

GHOSTBUSTERS !

Les fantômes veulent notre peau durant toute l'aventure et il y en a plein : des moines, des alpinistes et autres créatures bizarres. Après avoir rencontré un vieux moine tibétain qui ressemble à un croisement entre le Dalaï Lama et Ghandi, celui-ci nous livre une technique secrète appelée "Le troisième œil" qui nous permettra de mieux voir les fantômes et de pouvoir les combattre aisément. Bizarrement, cette technique sera maitrisée sans grande difficulté par Eric Simmons. Whaou … il est doué le type. En appuyant sur la touche C nous déclenchons le "Troisième Oeil" avec un effet spécial qui rend l’image en noir et blanc, le tout accompagné par une sorte de cendre noirâtre qui flotte dans les airs autour de nous. En usant de la touche B nous pourrons donner des coups de piolet (qui sera amélioré durant la partie). Parfois, quand un fantôme s’approche dangereusement de nous et nous attrape, nous devons alors secouer la Wiimote et le Nunchuck pour noud libérer de son emprise.

Il y a aussi un système de visée qui nous permet de dégommer les fantômes de loin. Pour cela nous devons maintenir le bouton C, pointer avec a Wiimote sur l’écran pour bouger le réticule de visée et shooter avec le bouton B. Lorsqu’un fantôme est sur le point de crever, un symbole rouge apparait au niveau de son abdomen, ce qui nous permet de le verrouiller puis l’achever à coup de mouvement de Wiimote et de Nunchuck suivant des commandes qui apparaissent à l’écran. A de rares occasions nous avons quelques Quick time Events à réaliser pour échapper à quelques pièges ou se sortir de certaines situations dangereuses ainsi que quelques commandes spéciales qui profitent de l’accéléromètre de la Wii lors de certains passages. Plutôt inutiles il faut le dire, ils ne sont là que pour meubler.

Comme vous pouvez le constater, la mécanique du jeu est à la fois efficace et simpliste. Dommage que les combats deviennent très vite répétitifs et ennuyeux, sans oublier que la difficulté ne se fait ressentir que lorsqu'il y a plusieurs ennemis à l’écran. Les boss sont quant à eux très rares et ne parviennent pas à proposer un bon challenge.

CONTENU DE RADASSES

Cursed Mountain ne brille pas par son contenu pauvre au possible. Déjà rien qu’à l’écran titre on sent rapidement que nous n’auront droit qu’à démarrer une nouvelle partie, continuer à partir d’une sauvegarde et bidouiller quelques maigres options sonores et inverser l’axe de visée. Comptez en moyenne 8h pour boucler le jeu (personnellement j’ai mit 11h pour le finir en vadrouillant un peu partout) et après ça ne vous attendez pas à débloquer des bonus ou un autre mode de difficulté, chose qui réduit à néant toute possibilité de rejouer à ce titre. Les plus courageux voudront certainement collecter toutes les notes et journaux intimes de divers personnages dans pour mieux cerner le scénario (tiens, c’est marrant de voir qu’une personne note ses mésaventures et laisse les feuilles de son journal un peu partout là où elle va... c’est tellement irréel...).

MEME PAS PEUR

Non, Cursed Mountain est un jeu d’horreur qui ne fait pas peur. Et rien que ça, ça lui enlève la moitié de son intérêt. L’autre moitié n’est pas glorieuse non plus : des graphismes vieillots, un scénario intéressant mais très mal géré et ce depuis le tout début. Ce qui le sauve par contre c’est le style de narration façon slideshow de comics US à la inFamous, des doublages convaincants et des décors recherchés et bien mis en valeur qui rappellent dans certains passage le fameux The Thing de John Carpenter. C'est toujours ça de prit.

5

Le thème du jeu est unique, c’est un fait. Combien de titres sur l’alpinisme existent dans le monde du jeu-vidéo ? Mieux encore : combien de survival horror sont plantés dans le contexte de l’alpinisme ? Je sais, bon monde s’en foutent un peu mais nous avons trouvé l’expérience de jeu dans Cursed Mountain assez rafraichissante au point de ne plus lâcher la manette. La progression lente et douloureuse dans le mont Chomolonzo nous incite paradoxalement à continuer l’aventure afin de connaitre le fin mot de l’histoire. Dommage que le scénario soit si mal géré et qu’au sommet du Chomolonzo nous nous retrouvons envahis par la déception qui nous fait dire : "dommage, ça aurait pu être mieux". Si vous trouvez ce jeu à moitié prix et que vous avez quelques euros de surplus dans vos poches, essayez tout de même de le faire rien que pour profiter des décors… vides.

Les plus

-Une ambiance unique.
-Une narration intéressante.
-Sons et doublages réussis.
-L’ascension du mont Chomolonzo

Les moins

-L’ascension du mont Chomolonzo (ennuyeuse pour certains)
-Durée de vie très courte
-Pas de replay value.
-Graphismes qui datent
-Scénario décevant au final
-Aucuns bonus

Détails

16+
Nom
Cursed Mountain
Support
Wii
Genre
Action
Editeur
Deep Silver
Développeur
Sporing Interactive Media
Sortie
27 août 2009
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

Une série TV animée de The Legend of Zelda a été diffusée à partir de 1989, et comporte 13 épisode. On y retrouve tous les héros du jeu vidéo, comme Link, la Princesse mais aussi Ganon.