PSP Metal Gear Solid Peace Walker


  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
Test de Metal Gear Solid Peace Walker

Test du Vendredi 18 juin 2010 par el lobo

L'annonce de Metal Gear Solid Peace Walker a constitué une vraie surprise lors de l’E3 2009. Après le succès de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, l’attention était en effet tournée vers la PS3. Pourtant c’est bel et bien sur PSP qu'Hideo Kojima et son équipe ont décidé de réaliser ce nouvel épisode qualifié de "chaînon manquant dans la tragédie de Big Boss". 3 ans après Metal Gear Solid : Portable Ops, ce Peace Walker n’affiche clairement pas les mêmes ambitions que son prédécesseur.

Peace-station portable

Les évènements de Metal Gear Solid Peace Walker se déroulent après ceux de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater. Déçu par le gouvernement américain, Big Boss a quitté les États-Unis pour créer Militaires Sans Frontières (en français dans le texte), un groupe militaire qui sera à l’origine de la création d'Outer Heaven. Tout bascule lorsque Big Boss et ses hommes se voient offrir une terre d’accueil sous la forme d’une station pétrolière désaffectée en échange de leurs services dans le rétablissement de la paix au Nicaragua.

Il est compliqué de s’étendre plus que ça sur le scénario dans la mesure où celui-ci a toujours fait office de pierre angulaire dans la série. Trop en révéler serait prendre le risque de se gâcher une partie du jeu car disons le tout de suite : de ce point de vue Peace Walker est une vraie réussite. Là où Portable Ops sentait quand même l’épisode-commande (bien que très bien conçu), Peace Walker s’inscrit réellement dans la mythologie créée par Hideo Kojima. Il s’agira d’en apprendre plus sur les motivations de Big Boss et d’appréhender son histoire d’un autre point de vue. Et au-delà du scénario en lui-même, c’est la touche Kojima qui est pleinement exprimée ici. Le jeu regorge de clins d’oeil à l’attention du fan et on retrouve ce même humour caractéristique de la saga. Certaines scènes du jeu sont pour le moins hilarantes et on prend un réel plaisir à enchaîner les missions.

Ajoutez à cela un jeu techniquement irréprochable doublé d’une excellente ambiance sonore et vous obtiendrez un concentré de tout ce que les fans étaient en droit d’attendre d’un véritable Metal Gear Solid. Même les cinématiques façon BD Ashley Wood sont plus classes que jamais (et interactives). Mais un scénario aussi solide soit-il n’est rien si le contenu ne suit pas, n’est-ce pas ?

Virtuous mission ?

Metal Gear Solid Peace Walker introduit 3 types de contrôles basés sur ceux de Metal Gear Solid 4, Metal Gear Solid Portable Ops ou encore Monster Hunter Freedom. Cette dernière option se révèle d’ailleurs la plus agréable. Concrètement il s’agira de diriger le personnage avec le joystick et de contrôler la caméra avec la croix. Dans tous les cas sachez que l’absence de second joystick se fera sentir et qu’il faudra prendre un peu de temps pour dompter votre PSP. Heureusement le temps d’adaptation n’est pas très long et on arrive rapidement à faire ce que l’on veut.

Il aurait en effet été dommage de saboter un jeu qui renoue enfin avec de la véritable infiltration. Avec un level design plus inspiré, ces séquences de jeux signent un véritable retour aux sources, là où Metal Gear Solid 4 était plus orienté action. L’IA des ennemis est toujours aux fraises mais quelques nouveautés font leur apparition comme par exemple les campeur, indétectables avec le radar ou encore les équipes coordonnées qui se couvrent les unes et les autres. Sympathique mais le challenge se trouvera surtout dans l’affrontement des boss. Pour la première fois dans la série le niveau de difficulté fait un bond en avant et nous met face à des boss qui pour le coup portent très bien leurs noms. Si la difficulté des affrontements est d’abord progressive, elle fini par atteindre de tels sommets qu’il se crée un véritable déséquilibre avec le reste du jeu. Heureusement nous ne sommes pas en face d’un jeu bêtement insurmontable. Comme dirait le Prof Layton : "chaque problème a sa solution et pour espérer triompher le salut viendra du travail d’équipe".

There’s only room for one Snake ? Not sure

Celui-ci se présente sous deux différents aspects : le mode co-op et la gestion de la Mother Base. Partant du principe qu’une console portable est particulièrement propice à la convivialité, Konami a prit le parti de créer ce mode permettant d’effectuer la plupart des missions du jeu à plusieurs. Et on se rendra vite compte que ce n’est pas un bonus mais une option que vous devrez sérieusement envisager si vous ne voulez pas crouler sous les balles de certains ennemis surpuissants comme les monstres issus du jeu Monster Hunter. Très bien intégrée dans le scénario, l’élimination de ces monstres nécessitera beaucoup de dextérité et surtout… beaucoup de patience. On remarque aussi que le level design des missions a par ailleurs été pensé pour le multijoueur sans pour autant pénaliser le joueur solitaire. Une plateforme impossible à atteindre sans courte-échelle ? Tant pis on fait le tour. Plutôt agréable et bien pensé, l’intérêt de ce mode se trouve surtout dans les affrontements.

Si vous jouez seul ne désespérez pas pour autant, au contraire. Le salut viendra encore du travail d’équipe : la Mother Base. Véritable jeu dans le jeu, la gestion de votre base et de votre personnel est un élément crucial du jeu.

Welcome To Zanzibar Land

A l’instar de Portable Ops, il vous est possible de "recruter" des soldats en les enlevant sur le champ de bataille. S’il fallait auparavant les traîner jusqu’à un camion, il suffit cette fois de les attacher à des ballons pour les capturer. Le système est donc moins lourd et plutôt insolite à voir dans la veine des Metal Gear. Ces équipes seront affectées à différentes tâches dans votre base selon leur niveau de compétence. Parmi celles-ci se trouvent l’équipe médicale, l’équipe de R&D chargée de concevoir des armes et ainsi de suite. Il s’agit d’un point à ne pas négliger car de votre gestion dépendra votre progression dans le jeu.

Difficile d’anéantir un char si votre équipe n’a pas encore conçu de lance-roquettes hein ? La gestion de la base amènera son agrandissement et avec lui de nouvelles possibilités comme envoyer ses soldats sur le champs de bataille. Il faudra alors veiller à gérer ses vivres, ses blessés et autres surprises.

Enfin, on ne saurait que trop vous conseiller d’installer le jeu sur Memory Stick (ou d’y jouer sur PSP Go) tant les temps de chargements sont agaçants. 2 installations de 300 et 800 Mo sont disponibles et en plus d’ajouter du son au codec, le gain de temps n’en sera que plus appréciable.

8

Metal Gear Solid Peace Walker démontre avec brio que la PSP a encore des cartes à jouer. Jouissant d’une excellente réalisation, le soft de Konami tire parti des spécificités de la console pour nous procurer une aventure à la fois longue et palpitante, le tout servi par une superbe réalisation. La gestion de la Mother Base, véritable jeu dans le jeu, allonge encore plus la durée de vie d’un soft déjà très riche. Cerise sur le gâteau, le mode multijoueur donne une tout autre dimension au jeu et risque d’en faire un incontournable. On regrettera cependant une difficulté un poil élevée par moments et la présence de trop nombreux temps de chargements.

Les plus

+ Le scénario.
+ La durée de vie.
+ Le multijoueur.
+ la gestion de la Mother Base.
+ Le jeu regorge de secrets.
+ A mourir de rire.
+ Les cinématiques BD toujours aussi classes.

Les moins

- Les temps de chargements.
- La difficulté accrue de certains boss.
- La jouabilité "raffinée".

Détails

16+
Nom
Metal Gear Solid Peace Walker
Support
PSP
Genre
Action
Editeur
Konami
Développeur
Kojima Productions
Sortie
17 juin 2010
29 avril 2010 (Jap)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

1981 : Première victime d’un jeu vidéo. Un homme meurt d’une crise cardiaque en jouant à Berzerk, un jeu d’arcade qui, comme son nom l’indique, met en scène un soldat contre une armée de robots dans une action frénétique.