Dissidia : Final Fantasy
Test du Lundi 21 septembre 2009 par el lobo
Quel adepte de Final Fantasy n’a jamais imaginé ce que donnerait un combat entre Cloud et Squall ou encore Sephiroth contre le Chevalier Oignon (j’ai dit “fan”) ? Aguiché par le succès rencontré par la licence Super Smash Bros, Square Enix a aussi tenté de réunir ses héros mythiques dans un cross-over qui sent bon le fanservice.
L’histoire ? C’est simple, Chaos et Cosmos (2 divinités) ont décidé de s’affronter par guerriers interposés : les héros pour Cosmos et les méchants pour Chaos. Ce scénario un brin simpliste mais plutôt sympathique à suivre sera surtout un prétexte aux rencontres anachroniques entre les personnages des douze Final Fantasy, fantasmées par les fans et déjà initiées par exemple dans les Kingdom Hearts. Par ailleurs le mode Narration découpé en 5 chapitres par personnage vous demandera une trentaine d’heures pour être bouclé. Ce mode de jeu se présentant sous la forme d’un damier sur lequel évolue le personnage vous permettra de suivre la même trame scénaristique mais d’un point de vue différent selon le personnage joué.
A la vue d’un simple screen, on pourrait penser que Square Enix a élaboré un système de combat diablement compliqué pour son jeu. Mais que nenni, le système de combats de est plutôt simple et ma foi très bien pensé. Il est par contre un brin compliqué à expliquer... Le bouton carré correspond aux attaques HP tandis que le bouton rond déclenche les attaques bravoure. Votre nombre de points de bravoure correspond au nombre de HP que vous ôterez à votre adversaire. Ainsi, si vous avez 600 points de bravoure, vous ôterez 600HP à votre adversaire. Pour engranger des points de bravoure, il suffit de frapper l’adversaire jusqu’à ce que mort s’en sui... jusqu’à ce que tous ses points de bravoure se greffent aux vôtres (j’avais dit que c’était compliqué à expliquer).
En résumé, plus vos points de bravoure sont élevés, plus vous pourrez infliger de dégâts HP à votre adversaire. Une fois les points de bravoure de l’un ou l’autre des combattants réduits à 0, il se produit un break. Le personnage attaqué devient alors très vulnérable tandis que son assaillant a la possibilité de déclencher sa Limit break/transe/overdrive/bad trip (rayez la mention inutile) qui aboutit généralement sur un KO. Les combats sont ainsi particulièrement dynamiques et non pas statiques comme dans la plupart des Final Fantasy. Les personnages virevoltent dans les arènes, vous pouvez rusher sur votre adversaire, vous enfuir, etc... Comme l’avait promit Square Enix, les combats ressemblent visuellement pas mal à ceux du film Final Fantasy Advent children et sont tellement épiques que les développeurs ont même pensé à inclure la possibilité de les sauvegarder et de les visionner à volonté. Les arènes sont grandes et animées, certains éléments du décor étant interactifs. Il est par exemple possible de courir sur les murs, ou de slider sur les rambardes.
Ce qui différencie Dissidia : Final Fantasy des autres jeux de combats, c’est la forte prédominance du RPG dans son gameplay. En effet, chaque combat rapporte des points d’expérience qui permettent de gagner des niveaux et de maitriser de nouvelles techniques. S’ajoute à cela le nombre incroyable d’items destinés à modifier votre équipement et vos statistiques afin de créer un guerrier vraiment compétitif. Dissidia : Final Fantasy se montre ainsi d’une richesse qui ne se trouve que dans un RPG. Il vous faudra alors jouer de longues heures pour établir un guerrier vraiment puissant. Par ailleurs les combattants sont réellement différents les uns des autres. Un Djidane sera par exemple plus rapide et vif qu’un ''Sephiroth' qui est lui plutôt poseur et puissant. Veillez à bien choisir votre personnage en fonction de votre style de jeu.
Voilà, le principe étant étayé, passons à la suite: la réalisation. Elle est d’excellente facture ! Square Enix ayant mis le paquet sur PSP, le titre est probablement le plus beau disponible à ce jour sur la console. Les différentes arènes aux couleurs de lieux phares des différents Final Fantasy (comme par exemple la rivière de la vie de Final Fantasy VII) resplendissent. C’est beau, plein d’effets de lumières et le tout sans aucun ralentissement. Et bien sûr tout ceci est sublimé par une bande son magistrale composée des plus célèbres thèmes de la saga qui ont été remixés pour l’occasion. Le soucis du détail se voit partout dans le jeu. Les menus et les musiques différent selon les personnages que l’on joue et arborent les couleurs du Final Fantasy dont est issu le personnage en question et l'on se surprend à en choisir un uniquement pour se balader dans les menus.
Côté ambiance, Square Enix s’est également donné du mal pour atteindre le cœur des fans. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils y sont parvenu. Evidemment un tel emballage ne serait rien sans un contenu béton. Autant vous le dire tout de suite, vous allez y passer du temps sur ce jeu ! Customisation des personnages allant quasiment à l’infini, combats en réseau local et autre mode Colisée, etc..., qu’on se le dise, ce jeu est long !
Le tableau serait presque parfait si l’absence incompréhensible de mode online pourtant présent dans la version japonaise via le Ad Hoc Party (nécessitant une PlayStation 3) ne venait pas faire tâche. Le potentiel était pourtant intéressant... A noter que les combats entre joueurs se jouent différemment des combats contre l'intelligence artificielle du titre. La stratégie est donc de mise sous peine de se faire broyer en une fraction de seconde contre un adversaire spécialement conçu contre votre style de jeu. Frustrant lorsque l’on ne s’y attend pas.
Toujours pas calmé ? Allez donc faire un tour dans le mode Colisée et le mode Arcade. Le premier vous opposera à des ennemis de plus en plus puissants tandis que le second met tout le monde sur un pied d’égalité à l’instar d’un jeu de baston classique. Ces 2 modes vous permettront d’engranger des items rares en vous frittant contre le CPU. Evidemment, Square Enix a pensé à inclure un Musée dans lequel vous pourrez par exemple écouter les musiques du jeu ou revoir les cinématiques.

Que l’on soit fan ou non de Final Fantasy, Dissidia Final Fantasy reste un excellent investissement pour peu que l’on adhère à l’originalité de son gameplay mêlant baston et subtilités issus des RPGs. Mais que l’on ne s’y trompe pas, il s’agit avant tout d’un produit destiné aux fans de la firme au Chocobo. Ceux-là seront régalés par sa bande son magnifique, sa réalisation magistrale et sa durée de vie gigantesque.
Les plus
-Le gameplay intéressant-La réalisation au poil
-La bande son magistrale
-La durée de vie
Les moins
-L’absence de online-Le temps d’adaptation
-Les combats entre humains très expéditifs
Détails
- Nom
- Dissidia : Final Fantasy
- FF Dissidia
- Support
- PSP
- Genre
- Combats
- Editeur
- Square Enix
- Développeur
- Square Enix
- Sortie
- 04 septembre 2009
- 25 août 2009 (US)
- 18 décembre 2008 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 12 ans et plus


















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