After Burner : Black Falcon
Test du Dimanche 29 avril 2007 par Galagan
After Burner, la légende du jeu d’arcade de combats aériens signé Sega revient après une décennie d’hibernation. L’occasion pour la PSP de décrocher enfin un jeu exclusif, mais qui aurait besoin d’un petit coup de micro-ondes pour le décongeler d'un passé un peu périmé.
Treize prototypes d’avion de chasse ultra performants ont été volés dans le but d’être revendus à la pourriture terroriste internationale. Voilà une bonne excuse pour monter dans votre cockpit et partir à la chasse des méchants pas beau et éviter une guerre aérienne des plus certaines ? Et oui, c’est ça la magie des scénarios bidon.
Malgré son âge avancé et ses quelques rides, After Burner n’a rien perdu de sa réputation. Il a conservé son principe de base, à savoir un shoot'em up frénétique ultra arcade. Et le résultat est bien là , puisque les chasseurs ennemis arrivent par paquets de douze, et on s’en donne à cœur joie de shooter tout ce qui bouge sans trop se poser de questions, bref on s’amuse. Surtout que le panel de quinze avions de chasse déblocable varie les plaisirs. Enfin presque…
Car la liberté d’action de After Burner : Black Falcon approche malheureusement le zéro absolu. Les niveaux défilent à la vitesse de la lumière, et vous n’aurez que vos missiles air/air et ait/sol pour vous accompagner dans ce festival d’explosions. Un menu ultra light, il faut bien l’avouer, qui aurait encore suffit dans les années 90. Mais aujourd'hui, les joueurs recherchent une diversité d'action un peu plus consistante et plus profonde. Pour le reste, à vous de négocier avec vos réflexes pour ne pas gaspiller vos quelques vies.
Et malgré un effort remarqué, les 24 missions d’After Burner : Black Falcon déçoivent sur pas mal de points. Entre les décors ultra répétitif, les ennemis clonés par paquets de cent totalement dépourvus d’initiatives, et les nombreux ralentissements qui handicapent sévèrement certains passages délicats, l’engouement de départ laisse place à la déception. Pire, la lassitude se fait vite pesante tant le contenu des missions est calqué sur le même moule inintéressant et creux.
Et concernant son mode multijoueurs jouable jusqu'à huit, les courses sont elles aussi sabotées par un gameplay conçu avant tout pour affronter des ennemis à l'IA réduite. Du coup, au bout de deux parties, on s'ennuie ferme. Aye.

Malgré sa réputation légendaire, After Burner Black Falcon sur PSP faillit à sa mission. Répétitif, lassant et bourré de ralentissements, le titre de Sega est resté bloqué dans le passé, sans avoir su évoluer avec son temps. Idéal pour échanger une petite partie contre une pièce d'un euro dans une salle d’arcade… sans plus.
Les plus
+ Action non stop+ 15 avions à acheter et customiser
+ Old school... peut être trop
Les moins
- Gameplay répétitif- Décors copiés/collés
- Court
- Beaucoup de ralentissements
- Un mode multi sans intérêt
Détails
- Nom
- After Burner : Black Falcon
- Support
- PSP
- Genre
- Action
- Editeur
- Sega
- Développeur
- Planet Moon
- Sortie
- 30 mars 2007
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 7 ans et plus


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