Resident Evil 5 : Perdu dans les cauchemars
Test du Mercredi 24 février 2010 par Allepluscool
Premier des deux chapitres inédits que proposera la réédition de Resident Evil 5, Perdu dans les cauchemars a débarqué un peu avant la version boîte sur les plateformes de téléchargement de la PS3 et de la Xbox 360. Alors quid de ce premier DLC ?
Barry ! It’s a monster !!
Si vous avez joué à Resident Evil 5, vous aurez remarqué que Mr. Redfield parle souvent de la mission où il a perdu sa bien connue partenaire Jill Valentine. Magique, en échange de 5€ ou 400MSP Capcom vous contera ce chapitre et vous enverra en Europe dans une réplique du manoir Spencer de Racoon City à la recherche d’infos sur Albert Wesker.
Exit donc le soleil africain et retour dans la grisaille et le lugubre que nous avait déjà proposé à de nombreuses reprises Capcom dans sa ville fictive de Racoon City. Dès les premières minutes de jeu on ressent à nouveau ce qui nous avait le plus manqué dans Resident Evil 5 : la peur. Car oui, ce manoir est définitivement flippant et même si on commence à en connaitre les moindres recoins, la claustrophobie et l’angoisse finissent toujours par vous happer. Le truc c’est que cette angoisse n’est provoquée que par les décors (d’ailleurs sublimés par les magnifiques graphismes que l’on connait bien à Resident Evil 5) car tout le temps que vous arpenterez les couloirs du manoir vous ne croiserez pas l’ombre d’une créature. Et comme l’exploration du manoir dure environ la moitié du chapitre (soit seulement une grosse quinzaine de minutes !) vous serez condamnés à vous "ennuyer" et à partir à la recherche de mots de passe, de clés et autres manivelles pour "résoudre" des énigmes toutes plus basiques les unes que les autres.
Where is Chris ?
Durant la seconde partie on quitte le manoir pour ses sous-sols et force est de constater que l’on s’ennuie déjà un peu moins. Un nouveau monstre fait (enfin) son apparition et les multiples armes que l’on aura trouvé dans le manoir auront enfin une autre utilité que la destruction des étoiles disséminées dans le chapitre. Malheureusement si ce monstre n’est pas sans rappeler le bourreau que l’on rencontre au début de Resident Evil 5, il se montrera définitivement moins coriace et en quelques balles de fusil à pompe bien ajustées il devrait vous foutre la paix, du moins jusqu’à ce qu’un autre ramène sa fraise. Tristoune n’est-ce pas ?
Heureusement un court passage en fin de chapitre sauve le tout du coma. Par une pirouette scénaristique digne du meilleur épisode de Julie Lescaut, nos deux héros se retrouvent sans armes. Et là c’est le drame parce qu’un monstre va commencer à vous courser. C’est un passage très court mais diablement efficace et très flippant. Limite plus flippant que l’intégralité de Resident Evil 5 d’ailleurs…
Malheureusement une fois ce passage torché vous arriverez au bout du chapitre et pour le terminer vous affronterez Wesker dans un combat dont l’issue est déjà décrite dans Resident Evil 5. Et c’est tout. Vous venez de perdre environ 5€ pour une grosse demi-heure de jeu où vous aurez passé la moitié à vous ennuyer.

Passé l’effet "nostalgeek" de ce contenu, il ne reste quasiment rien, si ce n'est tout juste 3 minutes d’adrénaline causées par un décor déjà bien trop familier et une unique sorte de créature plus effrayante que réellement féroce. Au final on s’ennui ferme à résoudre des énigmes basiques à l’intérêt plus que limité et qui en plus sentent légèrement le réchauffé. Maintenant si vous êtes vraiment un true-fan de la saga vous pouvez sauter dessus, autrement laissez tomber et attendez de voir ce que pourrait vous proposer le prochain DLC que l’on espère beaucoup moins mou du genou et surtout beaucoup plus long.
Les plus
-Graphismes toujours aussi bluffants.-Jill is back !
-Manoir Spencer toujours aussi angoissant.
Les moins
-Court.-Mou du genou.
-Heu ils sont où les zombies ?!
-Enigmes basiques.
Détails
- Nom
- Resident Evil 5 : Perdu dans les cauchemars
- Perdu dans les cauchemars
- Support
- PS3
- Genre
- Action
- Editeur
- Capcom
- Développeur
- Capcom
- Sortie
- 18 février 2010
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 18 ans et plus










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