PS3 Outland


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Test de Outland

Test du Mardi 14 juin 2011 par BoK

Dévoilé lors de la Penny Arcade Expo 2010, Outland est un jeu de plateforme 2D rappelant le premier Prince of Persia. Lors de sa présentation il avait marqué les esprits par l’originalité de son gameplay qui lui, serait plutôt inspiré d’Ikaruga , mais aussi pour son aspect esthétique rappelant un certain Limbo. Housemarque a en quelque sorte fait un mix de ces trois jeux pour pondre Outland. Le développeur finnois ayant déjà quelques titres de qualités à son actif dont Dead Nation et Stardust HD, c’est donc avec impatience que nous attendions cette nouvelle production aux inspirations multiples.

Comme un arc-en-ciel courageux

Dans Outland vous incarnez un guerrier dont le rôle consiste une fois de plus à sauver le monde de la destruction. Pour se faire vous devrez commencer par récupérer les pouvoirs des héros du passé dont le plus important d’entre eux est celui de la pureté et de l’obscurité. Et c’est là toute la base du gameplay mais aussi toute la force du titre d'Housemarque. A la manière du Ikaruga de Treasure, votre avatar pourra alterner entre la couleur rouge pour l’obscurité et bleue pour la pureté avec une simple pression de la gâchette R1. Le principe est très simple : les plateformes rouges s’activeront une fois le pouvoir de l’obscurité sélectionné, vous rendant par la même occasion insensible aux projectiles de cette couleur mais vulnérables aux bleus (et cela fonctionne évidement dans l’autre sens).

Pour certains passages plus corsés qui n'ont rien à envier aux feux d'artifices tirés à l'occasion de la fête nationale, la caméra aura le bon goût de s’éloigner de l'action pour vous laisser apprécier toute l’ampleur de la tâche qui vous attend. Assez bien construit, ils nécessiteront une bonne maitrise du "je switch de couleur au bon moment" mettant à contribution vos réflexes et aussi un peu de chance pour être traversés sans trop de dégâts. D’ailleurs vous devrez également parfaitement maitriser ce principe de versatilité et faire preuve d’une grande précision dans vos mouvements pour affronter les boss de fin de niveau (ici appelés Gardiens) sans quoi vous risquerez d’avoir beaucoup de mal à en venir à bout.

Car oui vous allez mourir, c'est inévitable. La difficulté du titre étant assez élevée par rapport aux standards actuels, la progression par l’échec sera de mise dans Outland. D'ailleurs je remercie les développeurs d'avoir posé quelques rares mais indispensables checkpoints aux endroits stratégiques qui m’ont ainsi permis d’éviter quelques crises de nerfs. Un conseil : évitez de foncer dans le tas, faire preuve de patience dans certaines situations est une bien meilleure solution.

GPS intégré

Aussi bien foutu soit-il, le gameplay d'Outland ne se résume pas qu'à ce système bicolore. Au fur et à mesure de votre avancement vous débloquerez ainsi de nouvelles capacités vous permettant d’atteindre des zones jusqu’alors inaccessibles. Une fois le bon pouvoir acquis, vous devrez très souvent retourner sur vos pas. Mais une fois de plus c’est assez bien fait car pour vous éviter de tourner en rond pendant des heures, une nuée de papillons dorés vous indiquera la direction à prendre pour continuer l’aventure. Plus tard vous aurez même accès à des portails de téléportation, très utiles tant le titre recèle de passages cachés et déblocables grâce aux nouveaux pouvoirs.

Le côté obscur de la force

Les ennemis rencontrés dans le monde d’Outland ont tous leur particularité, mais malheureusement sur ce point Housemarque a semble-t-il manqué d’inspiration. Les développeurs ont par exemple parfois simplement effectué des changements de taille pour prévenir le joueur qu’il est face à un super-monstre. Mais rassurez-vous, une fois la bonne technique employée, ils ne vous poseront guère de problème pour peu que vous adoptiez la couleur adaptée pour leur infliger des dégâts. En parlant de couleur, une petite précision s'impose. Car si choisir la bonne vous rendra invincible aux petites boules lumineuses, ne compter pas sur le même effet concernant les coups de tatanes des monstres. Bah ouais, ça serait trop facile sinon.

Dans la jungle, terrible jungle

Grâce à ses décors d'inspirations tribale uniquement composés d'ombres et de lumière, Outland fait parti de ces titres reconnaissables dès le premier coup d'oeil. Ajoutez à cela une musique discrète et envoutante accompagnant le joueur dans ses déplacements et le charme agit instantanément. Mais au fil de l'aventure une certaine lassitude se fait ressentir, ce principe étant appliqué à la totalité du jeu avec pour seul changement quelques motifs correspondant à la thématique du monde parcouru.

Pour finir Housemarque à eu la bonne idée d’intégrer un mode multijoueur mettant l’accent sur la coopération avec des défis spécifiquement conçus pour être joué à deux. Mais curieusement ce mode est uniquement jouable en ligne. Dommage...

8

Outland se démarque des autres titres de plateforme/action grâce à une pointe d’originalité que l’on doit aussi bien à cet aspect esthétique épuré fait d’ombre et de lumière qu’au concept de versatilité parfaitement intégré au gameplay, ce qui malgré ses multiples inspirations suffit au final à lui donner cette identité unique. Un titre très riche qui n’a rien à envier aux jeux paraissant en versions boites, sauf peut être une durée de vie plus conséquente. Mais à 9,99€ il serait dommage de s’en priver.

Les plus

+Gameplay riche et nerveux.
+Précis et exigeant.
+Les gardiens
+Décors envoûtants...

Les moins

-... mais répétitifs.
-Le multi uniquement en ligne.
-Un peu court.

Détails

12+
Nom
Outland
Support
PS3
Genre
Action
Editeur
Ubisoft
Développeur
Housemarque
Sortie
08 juin 2011
Recommandation PEGI
Joueurs de 12 ans et plus

La PSP mesure 170*23*74 mm et pèse 280 gr, batterie comprise.