PS3 Lego Harry Potter : Années 1-4


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Test de Lego Harry Potter : Années 1-4

Test du Samedi 10 juillet 2010 par iamnotyourshadow

Après s'être attaqué à de nombreuses sagas mondialement connues (citons en vrac Indiana Jones, Batman ou encore Star Wars), la franchise des briques pour les ch'tits n'enfants a décidé d'adapter et de parodier les 4 premiers tomes (et films) d'Harry Potter, le plus célèbre sorcier à la cicatrice sur le front (en plus, j'ai la même). Chouette ou pas chouette ? Ces quelques lignes écrites dans les règles de l'art littéraire tenteront d'apporter une réponse à vos interrogations.

CA FAIT DU BIEN A L'EGO

Est-il nécessaire de rappeler qui est Harry Potter ? Non, je pense que la Terre dans son internationalité toute entière a déjà entendu parler de ce fameux personnage. Rejeton de la prolifique auteur J.K. Rowling, mister (Tri)Potter débarque sur vos consoles de salon et pécés adorés pour vous permettre de faire joujou avec vos baguettes magiques.

Plus sérieusement, cet opus s'intéresse aux 4 premiers épisodes de la saga en reprenant les moments clés de chaque histoire. Ainsi, vous débuterez votre parcours initiatique et vous familiariserez avec différentes techniques de sorcellerie au sein de Poudlard, disputerez des parties de Quidditch et combattrez les spectres les plus terrifiants, Voldemort en tête (vous avez-vu ? j'ai bossé hein !).

HARRY ET SES POTE(UR)S

Si vous avez déjà tâté à un épisode de la saga Lego, vous évoluerez en terrain connu. En effet, les p'tits gars de chez Traveller's Tales ont repris les bases de gameplay mais l'ont bien évidemment adapté pour l'occasion, à savoir que vos principales actions consisteront à lancer des sorts divers et variés sur tout ce qui bouge, voire même ce qui ne bouge pas.

L'Histoire (le mode principal) vous fera traverser les contrées chatoyantes et enchantées de l'univers des bouquins en vous faisant revivre leurs moments marquants. Dès l'introduction, les cut-scenes mimées parodient avec panache les séquences les plus connues des films, et force est de constater que ça fonctionne toujours aussi bien. Les développeurs ont toujours le souci du détail pour repérer dans le décor ou dans l'action ce qui peut partir en cacahuète, mais cela ne bascule jamais dans le foutage de gueule facile, c'est toujours bien amené. Ainsi, le fan comme le simple néophyte peut se bidonner en voyant Harry remuer son popotin sous sa cape d'invisibilité, ou le professeur Lockhart se faire chourrer sa perruque par des lutins farceurs.

Concernant le jeu pad en main, vous dirigez donc mister Potter et ses différents acolytes (Ron, Hermione et Hagrid en tête, mais également professeurs, gobelins et même Crokdur) dans Poudlard'' et ses environs. Si les interactions magiques paraissent restreintes au début du jeu, vous en apprendrez évidemment au fur et à mesure de la progression, tout cela vous permettant de débloquer l'accès à des zones nouvelles.

In game, le soft est construit de façon à ce qu'il y ait toujours deux personnages jouables à l'écran, pour permettre à un ami de rejoindre votre partie à tout moment, soit online, soit en écran splitté. Vous pensez bien que le plaisir de jeu est renforcé par cet aspect coopération, tant les décors et différents tableaux regorgent d'une myriade de choses à découvrir et de bonus à débloquer, mais j'y reviendrai un peu plus bas.

Au moins deux personnages à l'écran donc, avec lesquels vous pouvez switcher à tout moment pour bénéficier de leurs caractéristiques propres pour progresser dans le décor. Par exemple Hagrid possède une force surhumaine lui permettant de soulever ou de tirer des objets lourds, Ron peut appeler son rat Croutard (j'adore ce nom) à la rescousse pour se faufiler dans des endroits étroits, tandis qu'Harry est le seul à pouvoir manipuler sa cape d'invisibilité.

Un élément un tantinet stratégique et intéressant, mais celui-ci est gâché par de nombreux petits défauts qui viennent polluer le plaisir de jeu. Vous l'aurez compris, le paragraphe suivant fera office de mon quart d'heure coup de gueule, ou encore quart d'heure Guy Bedos comme j'aime l'appeler. Nondeudiouss.

CA CASSE (PAS) DES BRIQUES

Soyons honnêtes (si, au moins une fois), la série des Lego n'a jamais brillé par son niveau technique, et ça commence à se ressentir. Entendons-nous bien, je ne fais pas partie des gens qui ne peuvent apprécier un jeu que s'il possède des graphismes somptueux ou une animation parfaite, mais force est de constater que certains décors (notamment dans les cut-scenes) sont vraiment pauvres à mourir. Ajoutons à cela des temps de chargement et une baisse du framerate plutôt surprenants. Fort heureusement, le tout est très bien rattrapé par une ambiance travaillée et un humour omniprésent. Le jeu n'a aucunement le but de surpasser les bombes techniques du moment et ce n'est pas ce qu'on lui demande, nous sommes d'accord. Là où ça devient problématique, c'est en terme de gameplay et d'intérêt en lui-même.

Si vous avez déjà joué à un épisode de la franchise de Traveller's Tales (en particulier les Lego : Star Wars), vous saurez de quoi je parle. Depuis le premier épisode Lego il y a maintenant une bonne paire d'années, la rigidité du gameplay est toujours de mise. Vous pourrez donc vous arracher les cheveux face à la gestion des sauts plus que bancale, et traiter de tous les noms cette caméra douteuse qui ne se fourre jamais où il faut. Car non, on ne peut toujours pas gérer la position de celle-ci, mis à part effectuer un léger travelling grâce au stick analogique droit, bien maigre consolation. Problème problématique d'autant que ces défauts se conjuguent en fonction de l'environnement dans lequel on se trouve (exigu ou ouvert). Cela vous vaudra d'arrêter de tenter de récupérer cet item que vous avez repéré sur une corniche en vous vautrant pour la quinzième fois de suite, dommage pour un jeu qui tire sa force dans la collection de bonus en tous genres. Une mention toute particulière à la maniabilité tout bonnement exécrable des véhicules. Même V-Rally premier du nom se révèle plus jouable (et ça n'est pas un compliment, croyez-moi).

Il faut savoir qu'on ne vous donnera que de maigres indications quant aux objectifs à accomplir pour poursuivre l'aventure, ou plutôt concernant la manière de les accomplir. En effet, si des messages s'affichent à l'écran pour vous guider ("allez à tel endroit" ou "délivrez tel personnage" ), la marche à suivre reste le plus souvent énigmatique, en particulier dans les combats contre les boss. Alors certains me diront que ça fait partie du bonheur de la recherche, à l'ère ou les jeux casual ultra-assistés pullulent sur le marché. Ben disons oui et non.

Oui dans le sens où l'on peut être satisfait et étonné en découvrant sans cesse des actions et des interactions tant le jeu en est truffé, mais non car le tout est souvent mal amené. Il n'y a rien de plus frustrant que de déclencher quelque-chose et de ne pas savoir quoi faire ensuite tant on a l'impression d'avancer à l'aveuglette. Cependant, si vous maîtrisez bien l'univers du fameux sorcier, certaines actions vous seront forcément plus intuitives, et j'en viens à ma deuxième critique.

Une fois cette maniabilité ardue digérée, il faut essayer de peser l'intérêt de Lego Harry Potter : Années 1-4 pour un joueur lambda. En toute objectivité (même si c'est dur), un joueur n'ayant pas ou peu d'affinité avec le héros en question peinera à se relever la nuit pour se taper une petite partie. Même si la palette de sorts magiques s'étoffe au gré de la narration, la thune, les coffres et autres bonus aussi divers que variés ne se récupèreront qu'en shootant les éléments du décor à l'aide de votre baguette ou en effectuant un Windgardium Leviosa sur ce que vous trouverez à l'écran. Si c'est sympathique au premier abord (certains effets sont vraiment poilants), marteler la même touche 90% du temps devient très vite répétitif et lassant.

En ce qui concerne la narration, il y aura là aussi deux écoles. Les environnements sont fidèlement reproduits dans les moindres détails et les scènes les plus connues ne sont pas oubliées (parties de Quidditch, virées dans la Forêt Interdite ou le célèbre Chemin de Traverse). Si les fans y trouveront sans aucun doute leur compte, il sera difficile pour les autres de s'accrocher à comprendre les clins d'oeil et à suivre le fil. Car même si les cut-scenes sont poilantes, il faut avouer que système narratif est quasi inexistant. On passe le plus souvent du coq à l'âne sans lien conducteur, l'absence de paroles renforçant le côté comique au détriment de la compréhension de l'intrigue.

Ce volet de la saga Lego tranche donc encore plus avec les précédents, à savoir qu'il se destine plus particulièrement aux amateurs de la franchise qu'il reprend. Mais après ce pavé critique, laissons place aux joyeusetés de la galette qui en font tout de même un épisode fort attachant.

HARRY BABA ET LES 40 POTTEURS

Philatélistes, numismates, entomophiles, spasmophiles (?), tremblez car vous avez trouvé un challenge de taille à votre portée. C'était déjà une habitude, la franchise Lego est réputée pour donner du fil à retordre au joueur le plus avide de bonus à débloquer. Lego Harry Potter : Années 1-4 n'est pas en reste et possède ainsi une durée de vie plus que conséquente.

Le mode Histoire représente le tronçon principal de l'aventure , mais si vous tracez comme un sagouin à travers les différents tableaux, vous pouvez passer entre 8 et 10 heures pour en voir le bout. Honorable, surtout quand on s'aperçoit que cela ne représente qu'une petite moitié du contenu du jeu ! En effet, cet épisode reprend les bonnes idées des opus précédents mais le décuple en quantité. A l'instar de LEGO Indiana Jones 2: L'Aventure Continue, le monde possède un hub central (je remercie Asskicker pour le terme si bien trouvé!), à savoir le Chaudron Baveur.

Le terme n'échappera pas aux fans, car il s'agit du pub permettant aux sorciers d'accéder au Chemin de Traverse, véritable temple des emplettes en tout genre, car il faut savoir que tout se monnaie dans le jeu. Au fur et à mesure que vous explorez un niveau, vous pouvez débloquer une quantité mirobolante (je commence à être à court d'adjectifs) de bonus, personnages, tenues, sorts... Une fois cela effectué, rendez-vous dans ce fameux chemin pour acheter ce que vous avez déverrouillé.

Et la liste est plutôt longue :

  • une centaine de personnages jouables.
  • 200 briques dorées.
  • 20 briques rouges.
  • 50 étudiants en danger.
  • 24 emblèmes de Poudlard.

A chaque fois que vous terminez un niveau dans le mode Histoire, cela le débloque automatiquement en mode libre. C'est ensuite à vous de choisir les bons personnages pour parcourir de nouveau les lieux et ainsi débloquer certaines zones avec leurs compétences spécifiques. Cela augmente considérablement le taux de rejouablilité du jeu et fait la part belle à l'exploration et à la réflexion. Il faut ajouter à cela l'obtention de sorts magiques supplémentaires aux 6 nécessaires à la progression, qui ne sont pas primordiaux mais qui ont le mérite d'être bien fendards.

Toujours en vous baladant au Chaudron Baveur et sur le Chemin de Traverse, vous aurez la possibilité de revoir toutes les séquences vidéo du jeu, pas indispensable mais c'est un plus. Un des autres aspects appréciables de Lego Harry Potter : Années 1-4 est l'ajout de niveaux bonus, débloquables grâce à l'obtention des fameuses briques dorées. Chaque niveau est un joyeux bordel où vous aurez le loisir de tout défoncer dans le décor pour collecter une quantité définie de pièces afin de le terminer. Cela marche plutôt bien et permet de casser la redondance du mode Histoire qui oblige de repasser plusieurs fois aux mêmes endroits. Le seul problème notable remarqué est une baisse assez récurrente du framerate, due à la quantité d'objets affichés.

Enfin, le soft possède le fameux mode Construction qui vous permet de créer votre propre niveau bonus. Libre à vous de le parsemer d'arbres, briques, fleurs, tonneaux et autres objets encore plus farfelus pour l'exploser à loisir. Il est juste vraiment regrettable de constater qu'encore une fois aucun partage en ligne n'est possible, d'autant que de plus en plus de jeux proposent cette option, LittleBigPlanet en tête de gondole.

Qui y trouvera son compte finalement ? Les fans, essentiellement, et les amateurs de challenge mêlé à un univers plutôt décalé. Mais force est de constater que la recette des jeux Lego commence à tourner un peu en rond, malgré une originalité évidente et un humour au rendez-vous.

7

La série des Lego s'est toujours adressée en priorité aux fans de chaque saga auxquelles elle rend hommage mais il faut bien avouer que ce Lego Harry Potter confirme encore plus cet aspect, bien plus que ne l'était Lego Indiana Jones par exemple. Difficile donc de donner une note juste et équitable ! Pour un jeu destiné au fans, il s'avèrera jouissif et très fouillé, pour les autres il restera un produit bancal qu'il sera difficile d'explorer dans tous les recoins, ce qui fait pourtant sa force. Sorciers en herbe ou aguerris, jetez-vous dessus, sinon vous pouvez retirer un bon point à la note finale.

Les plus

- Humour omniprésent.
- Durée de vie conséquente.
- Tout plein de trucs à débloquer.
- Le mode coop'.

Les moins

- S'adresse en majorité aux fans.
- Maniabilité bancale.
- Vite répétitif et lassant.
- Pas de partage online.

Détails

7+
Nom
Lego Harry Potter : Années 1-4
Lego Harry Potter : Years 1-4
Support
PS3
Genre
Aventure
Editeur
Warner Bros. Interactive Entertainment Inc.
Développeur
Traveller's Tales
Sortie
25 juin 2010
29 juin 2010 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 7 ans et plus

La PSP est sortie aux USA le 24 mars 2005.