Darksiders : Wrath of War
Test du Lundi 8 février 2010 par APC
Annoncé lors de l'E3 2008, Darksiders : Wrath of War est le premier jeu de Vigil Games. Non content d'avoir présenté une cinématique assez attrayante à l'époque, les développeurs ont pris le temps de peaufiner leur bébé pour enfin le sortir sur PS3 et Xbox 360. Personne ne l'attendait vraiment à cause d'un design un peu étrange et d'un côté beat'hem all/aventure qui semblait faire pâle figure face à Bayonetta, God of War III et soyons fous, Dante's Inferno mais surprise ! Le petit canailloux est l'une des grosses claques de ce début 2010.
Pitch anxiogène de fin du monde.
Des météorites tombent sur notre belle planète. Des gens courent partout. Le sol tremble et se fissure sous les impacts. Au milieu de ce chaos des monstres se battent et dégomment un peu tout ce qui bouge. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils venus se battre sur Terre ? Et surtout qu'est-ce que Marcus des Gears of War est venu foutre au milieu de tout ça avec son costume tout droit sorti de World of Warcraft ? Eh bien c'est la guerre, mais pas n'importe laquelle : celle du paradis et des enfers, et notre héros du jour, Guerre (ou War en VO), n'est autre qu'un cavalier de l'Apocalypse venu remettre un peu d'ordre dans tout ce foutoir. Scénario à priori simple mais assez bordélique tant on ne comprend pas trop ses tenants et aboutissants. Au point de départ on est ennemi avec tout le monde et du coup on bastonnera sans trop se poser de questions. Mais par la suite ça s'arrange et ça devient compréhensible. Un peu...
Vous l'aurez compris, il va falloir rétablir un peu d'ordre ici bas et nous passons donc un pacte Samael pour retrouver les responsables de tout cela et les punir, tout en étant surveillé par le conseil ardent de notre petite fée Navii... euh... le guetteur !
Bon ok ce n'est pas bien original pour le coup mais ce qui est bien, c'est qu'on ne tente pas de sauver la planète Terre. Non non, elle est déjà ravagée depuis des centaines d'années quand on commence notre vengeance à prouver notre innocence.
Quand le rejeton de Marcus et Kratos tombent en terre d'Hyrule
Pas de garde mais une esquive, 2 armes, des pouvoirs magiques, un bouton de saut, voilà qui vous suffira pour commencer l'aventure. Avec vos armes vous pourrez enchainer des combos de manière assez simple et logique. Quelques pianotages pour arriver à un finish, une direction pour varier les coups avec une pression en arrière pour une attaque faisant décoller les ennemis du sol, une combinaison avec un dash pour foncer dans le tas, voilà en gros la logique qui s'applique sur les trois armes dont vous disposerez durant l'aventure.
A cela s'ajouteront des objets spécifiques et des attaques magiques. Chaque arme ou attaque pourra évoluer en achetant des upgrades ou en faisant du leveling avec elles par le biais d'âmes collectées en tuant les ennemis. Il sera aussi possible de déclencher des finishs une fois vos ennemis bien entamés afin libérer du sang à foison histoire de colorer un peu sa lame.
Vu comme ça ça semble classique (et ça l'est vraiment) mais ça n'empêche pas le gameplay d'être efficace. Ne pensez pas pour autant que l'aventure va être barbante car bien sûr vous n'aurez pas accès à tout dès le début et il vous faudra progresser dans le jeu pour obtenir un pistolet, un grappin, une sorte de glaive à la Dark Sector, et même une arme pour le moins inattendue sur la fin du jeu.
Les combats proposés peuvent être parfois assez épiques et donneront un peu de fil à retordre à certains joueurs. Pour ma part j'ai directement commencé en difficile histoire de monter le challenge et il est vrai que chaque combat peut devenir assez mortel si on ne fait pas attention à ce que l'on fait. Voilà en gros pour la partie bottage de culs de démon. A côté de cela vous ferez pas mal de tourisme.
De l'épique qui pique dans un joli pot-pourri
Épique, voilà un mot qui colle bien à ce jeu. Loin d'être un simple beat them all, Darksiders : Wrath of War est avant tout une relecture de Zelda plutôt mature. Voilà des années que les fans de la franchise de Nintendo souhaitent quelque chose de plus violent et plus sombre, eh bien c'est ce que Vigil Games propose ici.
Très "inspiré" dans ses mécaniques, le personnage devra traverser diverses zones de jeu avec à la clé un objet à récupérer pour lui permettre de progresser et aussi revenir sur ses pas pour des passages loupés. A chaque zone vous serez amené à résoudre des petites énigmes pour continuer votre chemin. Pas bien compliquées au début, celles-ci deviendront un peu plus difficiles par la suite, surtout avec le dernier donjon qui nécessitera de réfléchir un peu plus que sur les énigmes d'un Resident Evil à base de "j'ai une clé rouge, je suis devant une porte rouge, que dois je faire ?" Comme quoi, on peut ressembler à un footballeur américain et savoir se servir un peu de son cerveau !
Qui dit "aventure" et "lieux traversés" implique du dépaysement et un level design aux petits oignons. C'est d'ailleurs de là que vient la force de cette jeune franchise. Non content d'avoir pompé pas mal de choses de part et d'autres, les développeurs ont vraiment su faire preuve d'un savoir-faire indéniable pour rendre le tout "cohérent" et pour que la sauce prenne. Autant vous pourrez vous promener dans un désert à dos de cheval qu'à d'autres moments pour serez en promenade dans des tunnels et immeubles détruits de cette terre dévastée. Alors certes vous pourrez vous dire qu'un désert pas loin d'une zone enneigée est un peu gros (comme toujours) mais la cohérence vient plutôt des environnements et de la progression qu'ils imposent car vous n'aurez pas l'impression de passer du coq à l'âne en un rien de temps. Toutes les zones sont reliées et vous permettent de vous promener à votre guise lors de votre périple, renforçant le côté exploration du jeu. Le fait de devoir revisiter des lieux déjà parcourus pour débloquer d'autres chemins ou trésors cachés est bien amené et ne vous rendra pas marteau à revenir 50 fois sur le même lieu pour voir ce que vous auriez pu louper. Bref, c'est bien foutu sur ce point.
Un esprit sain dans un corps sain !
J'ai tendance à insister depuis le début de ce test sur le côté repompé de toute part de Darksiders : Wrath of War (sisi, il y a même des monstres tout droit sorti d' !!!), mais il y a les jeux qui repompent et qui sont pourris, et ceux qui le font avec talent. Le titre de Vigil n'est pas le plus beau jeu que vous serez amené à voir et son design un peu particulier pourra en rebuter certains (non, qu'on ne me dise pas que c'est typiquement ricain de se promener avec une armes plus grosse que soi sinon je sors des artworks de Final Fantasy !) mais les environnements et les inspirations sont assez variées pour ne pas enfermer le titre dans quelque chose qui ne plaira qu'à peu de monde. A certains moments on pourrait ressentir une forte influence de Soul Reaver 2 pour l'ambiance dégagée par les décors. L'ensemble de l'univers graphique du jeu propose un style assez "dessin" nous lâchant dans des paysages dévastés assez sympathiques.
Difficile de critiquer le jeu sur un plan technique (contrairement à la version Xbox 360 à son lancement), rien ne vient entacher le tableau et c'est tant mieux. Ca fait plaisir de voir des jeux bien finis et pas truffés de bugs en tout genre car sorti un peu trop rapidement.
Pour ce qui est de la durée de vie il vous faudra compter sur une bonne quinzaine d'heures pour faire l'histoire principale. Ajoutez à cela bien 5 ou 6 heures de plus pour essayer d'obtenir tous les objets du jeu. C'est assez honorable surtout qu'il propose des situations variant un peu l'aventure avec notamment des passages de shoot aérien ou une promenade en amoureux de la gâchette.

Quelle bonne surprise que ce Darksiders ! Empruntant des armes, des mécanismes de jeu et des designs à gauche et à droite, il arrive pourtant à s'en sortir efficacement grâce à un résultat final qui pourra paraître assez frais et spectaculaire pour satisfaire les joueurs en manque d'aventure épique qui auraient boudé Zelda depuis qu'il est devenu trop peu inspiré. Bonne durée de vie pour un jeu du genre, challenge intéressant, et histoire correcte, cela fait déjà beaucoup pour une licence toute fraîche d'un tout jeune studio dont c'est le premier titre. Et comme en plus le bilan technique n'est pas mauvais du tout, cela fait beaucoup de raisons pour ne pas se priver d'un bon jeu qui aura lancé les hostilités des hits de l'année 2010. Du lourd !
Les plus
-L'aventure.-L'ambiance.
-L'univers.
-Les idées empruntées bien intégrées.
Les moins
-Un peu timide sur la variété des combos.-Design qui peut rebuter.
Détails
- Nom
- Darksiders : Wrath of War
- Darksiders
- Support
- PS3
- Genre
- Action
- Editeur
- THQ
- Développeur
- Vigil Games
- Sortie
- 08 janvier 2010
- 08 janvier 2010 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 18 ans et plus














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