PS3 Borderlands


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Test de Borderlands

Test du Vendredi 13 novembre 2009 par LOGAN GRIMNAR

Qui est-ce ?

Gearbox est le studio responsable d’une adaptation PC de Halo qui aura fait parler d’elle et pas qu’en bien. Ainsi que de la licence Brother in Arms, restant dans l’ombre des Call of Duty et autres jeux du genre. Avec Borderlands, c’est le signe du renouveau pour le FPS en général, et surtout l’opportunité pour Gearbox de s’imposer enfin sur la scène vidéoludique. Alors, ça passe ou ça casse !...

C’est le bordel…

L’histoire se déroule sur Pandore, une planète aride au paysage post apocalyptique à la manière de Hokuto no Ken (Ken le Survivant pour les fans du Club Dorothée), Mad Max ou Fallout. Voilà vous avez des références pour 3 médias... ^^ Sur cette planète se trouve l’Arche de Pandore. Ce qui nous fait immédiatement penser à la boîte de Pandore de la mythologie Grec, qui raconte l’histoire de Pandore, jeune femme crée par Zeus et ses enfants afin de se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée. Et à cause de qui l’on souffrira de tous les maux de la terre… Une vraie femme Barbara gourde. Sauf que dans Borderlands ce sont richesse, puissance, etc. qui sont promises aux joueurs lors de l’introduction digne d’une super production hollywoodienne qui tranche avec le style graphique surréaliste de ce jeu qui se veut décalé et fun...

4 choix, 4 voies… Une fin

Nous avons le choix entre 4 personnages pour mener à terme cette aventure. Roland, le parfait petit soldat expert en arme à feu de courte et moyenne portée avec la capacité de déployer une tourelle qui nous assistera lors de fusillades. Mordecai, le chasseur qui ravira les campeurs de Counter-Strike avec sa maîtrise des fusils de précision, et dont la capacité réside dans son oiseau de proie. Brick, le furieux adepte des grosses armes, et dont la compétence furie décuple la force de ses poings au corps à corps. Lilith, la Sirène qui adore faire joujou avec des armes aux affinités élémentaires telles que le feu, l’électricité et dont la compétence est l’hyperphase, qui la rend invisible et augmente sa vitesse le temps de quelques secondes, infligeant des dégâts aux ennemis alentours.

Vive le RPS…

Tout au long de l’aventure, on fera évoluer notre personnage à la manière d’un RPG. Tout ennemi abattu rapporte un certain nombre de points d’expériences (XP), quelque soit la façon dont on le tue. Évidement écraser un adversaire avec un véhicule rapporte moins de points que si on le bat mano à mano. Les tirs en pleine tête ne les éliminent pas directement, et ne rapportent pas plus d’XP mais permettent d’en venir à bout plus vite et donc de perdre moins de munitions. Et il faut aussi savoir qu’au sein du jeu, en dehors des succès Xbox et des trophées PS, il y a des succès à débloquer qui consistent à tuer plusieurs centaines de certains adversaires avec certaines armes, qui rapportent aussi des XP. Ce qui est très bien venu pour les joueurs les plus acharnés qui prendront plaisir à écraser toute opposition. Une fois un certain nombre de XP atteints on gagne un niveau qui nous permettra d’obtenir un point de compétence que l’on assignera soit à l’attaque, la défense ou le soutien. La bonne idée a été d’introduire les stations New-U qui nous permettront de redistribuer ces points comme bon nous semble en échange de quelques pièces. Ce qui nous permettra de découvrir l’ensemble des capacités de nos personnages, et de jongler entre elles sans avoir à recommencer sans cesse le jeu. Avec Borderlands, on assiste à l’arrivée d’un nouveau genre, le RPS (Rôle Playing Shooter), où du moins c’est ce que voudrait son géniteur. Mais il n’y a rien de révolutionnaire, Deus Ex l’avait déjà fait bien avant eux. Que l’on se comprenne, ce n’est pas une mauvaise idée que d’avoir intégré un peu de RPG dans ce FPS, mais il n’y a pas de quoi revendiquer un nouveau style de jeu comme se complaisent à le faire Gearbox et 2K Games…

Ce n’est pas bien de copier !

Gearbox oblige, on peut retrouver énormément de similitudes avec la production de Bungie, Halo. Tout d’abord la réminiscence d’un avatar dans votre HUD qui fait étrangement penser à Cortana, l’utilisation des véhicules, avec le gameplay de Halo. Ainsi que la gestion de la santé et du bouclier qui se régénère à la manière du Master Chief. Par contre petite originalité avec la fonctionnalité « sauvez votre peau » qui, lorsque notre santé tombe à zéro, nous donne la possibilité de nous en sortir si nous arrivons, malgré que notre vu se trouble et que l’on soit à terre, à abattre un ennemi. Ce qui nous permettra de repartir bon pied bon œil, enfin presque… Mais la parenté la plus flagrante reste celle de son style de jeux qui nous fait indéniablement penser à Hellgate : London, qui avait eu la bonne idée de combiner l’univers FPS à celui du jeu de rôle de type « hack’n slash », mais avec moins de talent que Borderlands coté sensations de tir.

Le Multi…

Il n’y a pas de mode multi comme on a l’habitude de le voir dans d’autres productions. C'est-à-dire des deathmatchs, capture the flag, etc. Mais un mode co-op qui nous permet de revivre l’aventure en tirant profit des compétences de chacun et apportant un réel plus par rapport à l’aventure en solo. De quoi rallonger la durée de vie du titre, et changer l’expérience de jeu. C’est vraiment une idée bienvenue, très bien intégrée, comme si le jeu avait été développé dans cette optique. Le mieux reste de faire le mode co-op avec des amis, chacun prenant une classe différente afin de tirer profit, de chaque personnage dans chaque situation, et de l’expérience qu’a à offrir le jeu dans ce mode. On peut regretter en revanche qu’un véritable multi à 16 voir 32, avec les modes que l’on connaît, n’est pas été implémenté.

Combien de temps pour tout ça ?

Un des atouts du jeu est le nombre d’armes disponible, elles se comptent en centaines de milliers… Autant vous dire tout de suite que vous ne pourrez jamais toutes les avoir tout simplement parce qu’elles sont générées de façon aléatoire. Enfin, c’est ce que l’on cherche à nous faire croire, car au final, on a affaire à 7 catégories d’armes, plus les grenades, allant du simple pistolet au lance-missile en passant par le fusil d’assaut, etc. Ce sont les statistiques qui changent réellement et les effets secondaires qu’elles peuvent avoir. Mais ça reste tout de même très divertissant. Surtout lorsque l’on tire des balles qui enflamment nos ennemies, ou les électrocutent entre autres… Il y a environ 30 missions principales et 100 missions secondaires. Compter une vingtaine d’heures pour finir le jeu dans son intégralité. Mais avec une rejouabilité assez importante, étant donné que chaque protagoniste à une approche assez différente, même si certaines missions peuvent paraître assez répétitives.

Heureusement que le ridicule ne tue pas.

S’il y a quelque chose de pénible lorsque l’on joue à un jeu et qui peux nuire à l’immersion ce sont les bugs d’affichage et les mécaniques archaïques des jeux dans leur registre respectif. Mais heureusement pour nous il n’y a rien de dramatique si ce n’est que tous nos ennemis lâchent des items. Même les skags, des espèces de chiens fous furieux… Enfin, on a l’habitude avec les jeux de type RPG. Avouez que c’est ridicule de trouver de l’argent ou des armes sur des animaux que l’on a mis à terre. Mais bon cette critique ne cible pas seulement Borderlands, mais les jeux dans leur ensemble. Le fait de retrouver des éléments dans des décors incompatibles et récurrents, c’est une facilité de la part du Game Designer pour ne pas avoir à se creuser les méninges.

8

Univers sauvage, désertique, FPS, RPS, etc.… Borderlands aurait pu être innovant sur bien des aspects si Fallout 3, et bien d’autres jeux, n’étaient pas passés par là avant. Mais il reste quand même un très bon titre, où l’on prend plaisir à gambader dans ce monde à bord de notre véhicule, upgrader son personnage, et constater notre montée en puissance. Ce qui se traduira par plus de facilité à éliminer nos adversaires, que l’on ne peut abattre d’un tir en pleine poire, car dans ce jeu le niveau de notre personnage aura tout autant d’importance que notre habilité, côté RPG oblige. Alors contrairement à ce que l’on a pu entendre à droite et à gauche, le jeu est loin d’être mou, les combats sont plutôt jouissifs et je dirais même que certains boss sont d’anthologie, sans oublier l’humour omniprésent qui fait de ce jeu un très bon titre. En conclusion, les développeurs de Gearbox signent là un jeu, qui bien qu’il n’invente pas un nouveau genre, en mélange plusieurs plutôt bien et a le mérite de nous amuser… Alors que demander de plus. Une suite, plus profonde peut être ?

Les plus

+ Graphismes en cell-shading du plus bel effet
+ Univers désertique
+ Vaste étendue de jeu
+ Utilisation de véhicule
+ Le nombre d’armes et leurs effets élémentaires
+ Le co-op
+ L’humour et l’ambiance
+ Durée de vie de l’ensemble du jeu

Les moins

- Scénario biscornu, surtout vers la fin
- Durée de vie de la quête principale
- Un seul type de véhicule
- Décors monographiques

Détails

16+
Nom
Borderlands
Support
PS3
Genre
FPS
Editeur
2K Games
Développeur
Gearbox Software
Sortie
23 octobre 2009
20 octobre 2009 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

Midway importe Space Invaders en 1978, un jeu d’arcade développé par Taito. Le jeu connaît un succès historique. C’est, entre autres innovations, le premier jeu d’arcade à mémoriser le meilleur score !