PS3 Bayonetta


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Test de Bayonetta

Test du Lundi 25 janvier 2010 par Nobuteru Yuki

Le gamer a toujours cette ignoble étiquette qui lui colle au front, celle qui le décrit comme étant un être abject renfermé sur lui-même, accroc aux jeux ultra-violents et aux sites de cul. Cette description est humiliante et réductrice comme vous pouvez tous le savoir. Sauf que cette année commence très bien avec l’arrivée d’un beat them all pur et dur, abusivement violent et ayant pour héroïne une sorcière indécemment sexy. Du coup le gamer se retrouve dans une situation très peu confortable où il aura beaucoup de difficultés à ne pas succomber à l'envie de tâter ce jeu qui, selon plusieurs critiques hautement positives, est le meilleur dans son genre ! Rien à battre de ce que le reste du monde pensera de moi, c’est avec joie et le slip léger que je m’en vais tester Bayonetta pour vous, gamers.

INTERDIT AUX NOOBZ

Bayonetta est un jeu qui parle directement aux hardcore gamers avec son gameplay précis, exigeant et efficace, bien qu’il ait un mode super facile jouable avec une seule main (que je n’ai d’ailleurs pas essayé, faut pas déconner). Tout dans ce jeu est abusé en commençant par l’héroïne : proportions du corps exagérées, personnalité de grosse salope exagérée, une liste de combos exagérément immense, les ennemis, les cinématiques, le reste des personnages, le scénario... tout quoi ! Sans parler des innombrables références faites à plusieurs titres venant de différentes productions de chez Sega et Capcom. C’est clair de ce côté-là : pour apprécier Bayonetta il faut être un vieux de la vieille dans le domaine sous peine de passer à côté de beaucoup de choses.

L’histoire est un peu tirée par les cheveux et n’est là en réalité que pour meubler. On ne saisit pas tout le truc mais on arrive quand même à capter que c’est en fait l’histoire de Bayonetta, une sorcière amnésique qui tente de comprendre pourquoi plein de gens autour d’elle lui en veulent tellement. Elle se retrouve alors guidée par une voix mystérieuse qui la mène dans une voie labyrinthique l’aidant peu à peu à retrouver la mémoire et par la même occasion à apprendre beaucoup de choses sur ce qui l’entoure ainsi que sur elle-même. Des flashbacks par-ci par-là dans un univers qui ne fini pas d'étonner par sa diversité (mais pas trop non plus). Dans sa quête d’identité Bayonetta doit buter à la chaîne des anges-pas-contents de façon stylée, sexy et sanglante à la fois. C’est d'ailleurs là où se trouve tout l’intérêt du jeu : son gameplay.

NON STOP CLIMAX

La force de Bayonetta (le jeu) réside dans le fait qu’il est la synthèse de toutes les bonnes choses réalisées dans le genre du BTA. Le concept va au-delà du simple mashing de boutons pour nettoyer tous les ennemis à l’écran et passer au niveau suivant. Le système de combat est bien équilibré entre attaque et défense. L’attaque consiste en d’innombrables combos dévastateurs que l’on ne peut effectuer que grâce à un timing précis et à des enchaînements de touches bien définis. On peut alors achever nos combos avec des attaques surpuissantes où Bayonetta (le personnage) invoque ses "cheveux magiques" en des formes diverses et variées, principalement en forme de poings et de pieds gigantesques. Comme dans un Devil May Cry on a la possibilité d’envoyer nos ennemis dans les airs et de les maintenir en suspension tout en leur tirant dessus, ou encore de les rejoindre pour les tabasser en plein vol. Lorsque la jauge de magie est au maximum on pourra effectuer soit un finish spectaculaire soit une contre-attaque en suivant les commandes qui s’affichent à l’écran.

Pour ce qui est de la défense il nous est impossible de parer les coups MAIS on peut très bien les esquiver en appuyant au bon moment sur le bouton R2, déclenchant ainsi un ralenti appelé le "Witch time" nous permettant durant un court moment de foutre une raclée à nos adversaires pendant qu’ils bougent super lentement. Les items, armes, attaques spéciales et autres accessoires seront disponibles en boutique en échange d’auréoles qui rappellent vachement les anneaux de Sonic the Hedghog. Vous aurez de quoi faire car la plupart des accessoires en boutique sont excessivement chers ! Pour ce qui est des armes (toutes aussi originales les unes que les autres) là aussi nous avons droit à un large panel de choix. Rien à dire niveau contenu, Bayonetta est très complet à ce niveau, Platinum Games a respecté sa promesse et a mis le paquet. Mort au contenu téléchargeable, surtout s’il est payant.

Le scoring est ce qui animera le joueur à refaire le jeu plusieurs fois. En effet, des critères très sévères sont exigés pour remporter la statuette platine à la fin de chaque niveau. Même en difficulté normal cela reste très difficile à décrocher. Il faudra beaucoup de patience, de défaite et de dextérité pour avoir la récompense maximale. C’est un peu dur au départ mais une fois le gameplay dompté les combats se révèlent extrêmement techniques et jouissifs, d’où le "non-stop climax" !

Le bestiaire se montre plutôt varié avec un recyclage parfois légèrement agaçant. Ce qui est sûr c’est que même les ennemis génériques risquent de vous donner du fil à retordre. Ils attaquent en même temps et ce n’est certainement pas pour la forme hein, ce sont des ennemis qui veulent VRAIMENT vous buter, ça ne rigole pas du tout. Quant aux boss (et sans trop spoiler) vous n'aurez droit qu’à des créatures qui font minimum 6 fois votre taille en largeur et en hauteur. Pour en venir à bout il faudra apprendre par cœur leurs attaques et surtout trouver le point faible pour les éclater et les achever avec une invocation gigantesque ponctuée de QTE.

RENDEZ VOTRE COPINE JALOUSE

Durant tout le jeu Bayonetta ne cesse de prendre des poses indécentes à faire rougir votre copine de jalousie. L’héroïne se comporte en femme fatale dominatrice et reste "sexy" peu importe le contexte, peu importe la situation. Tous ses mouvements sont provocateurs et ne cessent de faire des allusions sexuelles dans ses paroles. Les cinématiques du jeu deviennent du gros n’importe quoi avec un mélange d’humour débile, d'actions et de poses sexy. C’est ainsi du début à la fin, autant dire que le jeu s’adresse clairement à un public adulte. Mention spéciale à la bande son extraordinaire et variée qui colle parfaitement à l’ambiance du jeu. Même que parfois elle fait rappeler le thème de Drôles de Dames. Vous aurez le thème de Bayonetta incrusté dans la cervelle pendant un long moment après une séance de jeu.

NOW LOADING …

Platinum Games a confié le portage de cette version PS3 de Bayonetta à une équipe de Sega. Bien que le jeu soit tout à fait jouable une fois la partie lancée, les chargements entre les chapitres et les menus sont très longs à vous couper le rythme de l’action. C’est une faute impardonnable qui gâche beaucoup le plaisir du jeu à tel point que l’on fait de notre mieux pour éviter de passer par l’inventaire tellement la navigation en son sein se montre fastidieuse. Sans parler des chargements qui s’imposent pour tout et n’importe quoi même lorsque l'on récupère un objet. A noter également la présence d'un aliasing prononcé, beaucoup de tearing horizontal et des textures souvent fades comparées à la version Xbox 360 qui a en plus le luxe de ne pas souffrir des tares de loading. Ce n’est pas joli joli mais dans le feu de l’action ce n’est pas perceptible (enfin si puisque j’en parle mais bon ça ne gêne pas trop).

8

Amateurs d’action frénétique et de boobz réjouissez-vous : Bayonetta propulse le genre du beat them all vers des horizons jamais atteints auparavant. Plus fort que tout ce que vous avez pu jouer jusqu’à aujourd’hui, ce jeu vous transportera dans le monde complètement barré sorti tout droit de l’imagination débordante de monsieur Kamiya : baston, humour, sexe, challenge, tout y est ! Enfin un jeu qui mérite toute la hype qui l’entour ? Certainement oui. Que tous ceux qui aiment les BTA se jettent dessus les yeux fermés… enfin entrouverts car la réalisation technique n’est pas exempte de défauts et les chargements sont légions. Dommage tout ça parce que ça nuit énormément à l’expérience du jeu.

Les plus

-Le kitch
-La démesure
-La durée de vie
-La difficulté

Les moins

- Les loadings abusés dans la version PS3
- Des QTE qui filent la mort instantanée

Détails

18+
Nom
Bayonetta
Support
PS3
Genre
Action
Editeur
Sega
Développeur
PlatinumGames Inc.
Sortie
08 janvier 2010
29 octobre 2009 (Jap)
Recommandation PEGI
Joueurs de 18 ans et plus

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