Assassin's Creed
Test du Vendredi 16 novembre 2007 par Galagan
Ca y est. La pression est à son comble. Après des mois de buzz incessant, d’attente insoutenable et de rumeurs folles, le nouveau bébé d’Ubisoft Montréal est enfin lâché en liberté. Assassin's Creed va enfin révéler ses nombreux secrets si jalousement gardés depuis des mois, et démontrer au monde son fabuleux potentiel. Qui a dit que le crime ne payait pas ?
Double « je »
Il suffit de lancer le jeu dans sa console pour se rendre compte dès les premières secondes qu’Assassin's Creed est une expérience. Pas un vulgaire jeu vidéo comme on en voit sortir chaque semaine dans les bacs. Très vite, le scénario complexe révèle ses mystères que l’on avait plus ou moins devinés depuis quelques semaines grâce aux nombreux indices cachés dans les trailers du jeu. Entre réalité et virtuel, présent et passé, vous allez vivre une double vie, un double « je », qui va vite se révéler passionnant. Mais nous n’en révèlerons pas plus de ce côté-ci pour ne gâcher votre plaisir de la découverte.
The Assassin Experience
Et une fois plongé dans le feu de l’action, ou plutôt de l’infiltration, Assassin's Creed se transforme en une véritable machine à claques. Déjà graphiquement, son univers enivrerait le plus sobre des joueurs. Avec ses environnements ouverts d’une profondeur vertigineuse, sa finesse des détails, et même le caractère fort des décors, on reconnaît bien ce titre tout frais et pourtant mystérieusement familier. L’univers est tellement cohérent qu’il suffit de quelques minutes pour s’y sentir happé, plongé comme dans un bon film. Et l’inspiration du sublimissime « Au nom de la Rose » a clairement fait son œuvre, non seulement de part son univers, mais aussi par l’emplacement des caméras et les prises de vues qui rendent l’expérience unique.
A côté de ça, Altair, le héros, mystérieux et charismatique, n’enlève rien au plaisir, bien au contraire. Ses déplacements, ses attitudes, tout a été travaillé avec minutie pour lui donner une âme… même s’il n’hésitera pas à voler celle des autres…
Et côté gameplay, l’expérience d’Ubisoft Montréal avec ses quelques Prince of Persia d’avance a fait son petit bonhomme de chemin. La prise en mains est d’une simplicité enfantine, voire intuitive, et pourtant la liberté et la profondeur sont bel et bien là . On prend un plaisir fou à simplement déambuler dans les villes, que ce soit au sol ou sur les toits, avec comme simple jouissance de grimper partout et plus encore afin de défier soi même les limites du jeu. Sans succès, ou presque.
Et en plus du plaisir des yeux et du toucher, nos oreilles en prendront aussi pour leur grade. Entre les ambiances parfaitement calibrées, les musiques discrètes qui rythment les temps forts avec brio, mais aussi les doublages français très réussis, là encore, la qualité a répondu présent.
Licence to Kill
L’essence même d’Assassin's Creed, c’est le meurtre. Non pas des tueries gratuites et faciles sans queue ni tête, mais bien des contrats mandatés par des autorités supérieures et dont vous êtes le messager de la mort. En tout, ce sont neuf meurtres que vous allez devoir réaliser dans trois villes que sont Damas, Acre et Jérusalem. D’une ville à l’autre, vous voyagerez à cheval sur des routes habitées par de petits voleurs de grands chemins et des croisés pas très accueillants, afin de rallier au plus vite votre cible et accomplir votre tâche. Au début assez simples, les assassinats se corsent à chaque nouvelle mission, compliqués par des gardes de plus en plus présents et méfiants, et donc une liberté d’action toujours plus limitée. Arrive alors l’inévitable jeu du chat et de la souris en pleine ville qu’il va falloir gérer d’une main de fer si vous ne voulez pas finir à terre.
Et on est tous las de ce retour au même schéma !
Arrive alors la question fatidique. Assassin's Creed n’est-il pas trop répétitif ? C’est que neuf assassinats, ça en fait des gens à tuer… Et bien si, et c’est bien là que l’on va pouvoir commencer a sortir les arguments négatifs de notre chapeau. Chaque assassinat se calque sur un même schéma, ou presque : débarquer en ville, observer du haut de sa tour, espionner un mec pas discret, dérober un document secret, aller à la guilde des assassins et traquer sa proie finale. Un déroulement cyclique qui, au bout du troisième ou quatrième assassinat, commence sérieusement à lasser. Pourtant, malgré une certaine répétitivité, le plaisir de jeu compense régulièrement ce défaut, et arrive même à l'occulter. Ca par exemple.
De plus, on pourra toujours à côté sauver des innocents, chercher des drapeaux cachés partout dans le royaume, ou encore visiter les villes comme un bon touriste sans son guide du routard. Rien de bien folichon sorti des missions principales, ni de quoi assurer ce qu’il faut auprès des hardcore en quête du « 100% complete ». Dommage
Assassine les bugs ! Vite !
De plus, on pourra répertorier quelques petits bugs à droite à gauche, pas foncièrement gênants, mais vite agaçants. Comme par exemple des passants qui viennent se bloquer face à votre interlocuteur alors que vous êtes en plein tête-à -tête freudien, un peu de clipping par-ci par-là , deux trois endroits capricieux sur lesquels il est impossible de sauter ou s’agripper, ou encore une IA pas toujours au point. Autant de détails qui ternissent légèrement un travail global qui reste remarquable sur tous les points de vus, ou presque.

A n’en pas douter, Assassin’s Creed est l’une des expérience à ne pas rater en cette fin d’année 2007, pourtant bien chargée. Loin d’être parfait avec ses quelques bugs agaçants et une répétitivité certaine, le titre réserve aux joueurs un plaisir de jeu unique, une liberté jouissive, des graphismes impressionnants et une bande son envoûtante. Si avec tout ça, vous n’êtes pas convaincu par Altair et ses cascades, on ne peut plus rien pour vous…
Les plus
+ Une expérience grandiose+ Un gameplay jouissif
+ Réalisation bluffante
+ Doublages de qualité
+ La liberté
Les moins
- Répétitif- Quelques bugs
- Neufs assassinats, rien d'autre
Détails
- Nom
- Assassin's Creed
- Project Assassins
- Support
- PS3
- Genre
- Aventure
- Editeur
- Ubisoft
- Développeur
- Ubisoft
- Sortie
- 15 novembre 2007
- 13 novembre 2007 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 18 ans et plus


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