Summoner 2
Test du Vendredi 21 mars 2003 par Spike
Attardons nous sur la dernière production de THQ, développée par Volition, à savoir Summoner 2. Ce jeu médiéval fantastique nous plonge dans un monde plein de combats, de sang, de méchants pas très gentils, mais aussi un monde plein de magie, d’amitié, de courage. Endossez votre armure, empoignez votre bouclier et brandissez votre épée, bienvenue dans le test de Summoner 2 sur PS2.
Plus qu’un jeu, un livre !
Summoner 2 est un jeu pour le moins très scénarisé. En effet, vous incarnerez la jolie Maia, qui est une reine plutôt farouche puisqu’au lieu de glander comme toutes les reines, elle préfère aller à la quête de son destin, qui n’est autre que d’exécuter une certaine prophétie.
Scénario plutôt classique me direz vous, mais ceci est ce que l’on peut qualifier de quête principal. Pour mener à bien celle-ci, il vous faudra traverser un certain nombres d’épreuves. Epreuves qui pourront être facultatives au scénario, ou à votre progression dans le jeu, puisque Summoner 2 est rempli de nombreuses quêtes annexes. D’ailleurs le scénario étant plutôt complexe, et le nombre de quêtes impressionnantes, vous risquez parfois de ne plus faire la différence entre les deux types de quêtes.
Ainsi le premier défaut que l’on pourrait faire à Summoner 2 c’est que l’enchaînement du jeu est assez mal pensé. En effet vous allez aller de quête en quête, de lieu en lieu, donnant une impression au final, d’un enchaînement continuel de niveau, ce qui peut vite se révéler frustrant. Cependant une multitude de cinématiques parsèment le jeu, offrant toujours cette fameuse pointe scénaristique. A ajouter aussi que lors de ces scènes on retrouve un doublage en anglais plutôt convaincant, cependant on ne pourra s’empêcher de penser que celui-ci aurait put être en français, pire même que les sous-titres eux aussi le soient. C’est donc une erreur énorme de THQ de n’avoir pas pris le temps de traduire au moins les sous-titres en français, donnant un jeu qui restera par sa complexité et son scénario dédié au pratiquant de la langue de Shakespeare.
Graphiquement correct.
Summoner 2 est un jeu quelque peu nuancé. En effet alors que certains passages iront même jusqu’à presque nous émerveiller, certains seront quasi déprimants. Les décors sont tout de même dans l’ensemble beaux et bien modélisés, même s’ils restent sommaires, et on sent que Volition n’a pas voulu trop surcharger la console de Sony pour conserver une fluidité hors pair. Et on peut dire qu’ils ont réussi car le jeu tourne parfaitement, sans aucun ralentissement et cela avec un nombre d’ennemis élevé.
Les personnages quant à eux sont modélisés assez simplement, et ce sont plus des amas de polygones que des personnages travaillés. Reste Maia qui est magnifiquement modélisée, on peut donc admirer tous les charmes qu’elle recèle.
Pour ce qui est des animations elles ne souffrent d’aucun ralentissement donc, même si celles-ci restent pour le moins basiques, sans jamais réellement nous époustoufler. Pour ce qui est des effets de lumières, sans égaler ceux d’un FF, on sera ravis des les observer au fur et à mesure des combats. Graphiquement calculé, on peut dire que Volition donne un jeu loin d’être moche et plutôt beau, mais sans jamais arrivé à quelque chose de technologiquement impressionnant.
Moi taper toi, et toi taper moi !!!
Summoner 2 est ce qu’on peut appeler du Beath’em all intelligent. En effet, bien que le jeu ait, semble-t-il, un côté RPG avec la possibilité d’équiper son personnage avec une grande diversité d’armes, de boucliers, d’armures… mais aussi de l’initier à une multitude de sorts magiques, allant de l’offensif au curatif, le côté bourrin des combats quant à lui force à penser que le jeu est bien loin du type RPG . Ainsi il vous suffira d’avancer, appuyer comme un frappadingue sur le bouton carré afin d’enchaîner toujours les même coups.
Vous l’aurez compris, dès lors une dimension exclusivement bourrine s’offre à vous. Bien entendu on retrouve dans ce type de jeu la course éternelle au gain de levels. Ainsi on sera toujours entraîné à tuer plus d’ennemis pour accéder à un niveau plus important pour devenir plus fort, ou gagner un nouveau type d’arme, que l’on s’empresse d’essayer et ainsi de suite. De plus c’est vous qui gérez vos angles de caméras, par conséquent les combats n’ont quasiment aucun dynamisme puisque vous passerez plus votre temps à casser du monstre que de placer la caméra à un angle intéressant. Bref la rythmique de jeu est assez répétitive, et les niveaux s’enchaînent les uns après les autres sans que vous compreniez vraiment le pourquoi du comment.
Cependant le jeu à des spécifications bien particulière dans son gameplay assez sympas. Tout d’abord il y a les invocations. En effet, Maia va obtenir au fil du jeu une dizaine d’invocations en lesquelles elle pourra se transformer en utilisant un certain nombre de points de magie. Les invocations n’ont pas obtenu, non plus, beaucoup de soins de la part des développeurs et elles restent d’une modélisation assez simpliste.
Ensuite vous rencontrerez au cours de l’aventure huit personnages qui vous aideront dans votre quête. Vous pourrez gérer trois personnages en même temps lors de vos escapade, en sachant que les deux autres personnages en plus de Maia seront jouables. Ainsi par un système de « Switch » il sera possible de changer de personnage comme bon vous semble, donnant une sensation de liberté plutôt originale. Ce changement ce faisant en temps réel, sans le moindre ralentissement ce qui est plus qu’appréciable.
Pour finir entre chaque quête vous aurez la possibilité de gérer votre château et votre peuple. Attention cela reste une gestion très basique, comme par exemple le choix de donner de l’argent à votre peuple. Cependant cette transition dans le gameplay donne un peu de fraîcheur à un jeu qui reste violent et répétitif.
Summoner reste un bon jeu !
Summoner 2 fait partie de ces petits jeux qu’il faut essayer afin de voir si on est adepte ou pas. Le jeu ne souffre pas de gros défauts majeurs, mais la répétition des combats, leurs manque de dynamisme, le trop grand nombre de quêtes annexes font que celui-ci peut vite devenir rébarbatif. Graphiquement loin d’être irréprochable, le jeu a le mérite de proposer un univers 3D complet et surtout, quasiment aucun bugs graphiques et comme on l’a vu aucun ralentissement. Summoner 2 est donc un bon petit jeu, qui conserve, malgré un premier opus, des petits défauts de jeunesse qui pourront repousser bon nombre de joueur. De plus je le déconseille à tous les gamers qui ne pratiquent pas l’anglais, puisqu’ils ne retrouveront qu’un jeu où le seul but est de casser du monstre et récupérer des armes, ce qui reste franchement sommaire. Cependant le système d’invocation et de « switch » est du plus bel effet, donnant un jeu qui se démarque finalement des autres du même genre. Summoner 2 est donc un jeu assez sympathique qui risque de vous laisser scotché pas mal d’heures sur le paddle si toutes fois vous êtes clients.

Malgré de bonnes idées, et une ambiance graphique correcte, la dernière production de THQ ne plaira vraiment pas à tout le monde…lisez donc le test !
Les plus
Les moins
Détails
- Nom
- Summoner 2
- Support
- PS2
- Genre
- RPG
- Editeur
- THQ
- Développeur
- Sortie
- 18 novembre 2002
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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