Kessen
Test du Jeudi 30 novembre 2000 par
Un des tous premiers jeux Ps2 !
Lors de la présentation de la console au public, Kessen était déjà fignolé et se devait de prouver les capacités de la nouvelle perle de Sony . Résultat, 400 000 exemplaires écoulés au Japon ! Les Japonais férus de l'histoire de leur île ? A moins qu'ils n'aient voulu goûter aux joies du premier DVD jouable en tant que jeu vidéo ? Je n'en sais trop rien, mais ce qui est certain c'est que Kessen s'apparente aux élections Parisiennes, plus de voix qu'il devrait y'en avoir…
Un jeu éducatif modéré ...
Kessen a cependant le mérite de prendre contexte dans un cadre spatio-temporel réel. Le jeu nous propose en effet de revivre les grandes batailles du Japon féodal au 16ème siècle, lorsque deux clans rivaux se battaient pour la conquête de l'archipel. Pour être franc, n'ayant jamais étudié l'histoire militaire du Japon, je ne saurais vous dire si les déplacements de troupes sont fidèles à la réalité. Ce qui est certain, c'est que l'une des batailles du jeu, celle de Sekigahara, à réellement existée. Tout cela est parfaitement commenté lors de séquences de synthèse sincèrement superbes, agrémentées d'une voix off excellente, qui ont lieu au début, à la fin, ou même durant certaines batailles. D'ailleurs, puisque l'on parle du japon, sachez que lorsque deux chiens se rencontrent à Tokyo ils se jappent au nez, ce qui a l'inutile faculté de nous écarter de notre sujet, veuillez m'en excuser.
Un jeu a intérêt (trop ?) limité ...
Kessen se définit comme un STR ( stratégie temps réel ), un genre assez peu représenté sur console, et sur Playstation 2 plus particulièrement. Cependant Kessen se démarque par une possibilité d'action vraiment trop limitée par rapport à tout STR qui se respecte. Les ordres disponibles se limitent à " j'avance, j'attaque, j'attends ". Enfin il y'a fort heureusement des fonctions spéciales dont on peut se servir à laps de temps régulier et qui sont limitées par le nombre. On y trouve donc en vrac, la volée de flèches, la canonnade, la charge de la cavalerie, les tirs de barrages, le raid surprise, ou encore l'assaut des samouraïs. Chacune de ces actions donneront lieu à de petites séquences utilisant le moteur graphique du jeu lors desquelles vous serez précipité au cœur de l'action et verrez les dégâts que provoquent vos attaques. Mais, hélas, les animations sont si peu variées que les voir une ou deux fois suffit amplement, bien vite on zappe ces scènes.
En fait, lors des batailles, Kessen propose trois zooms de vue. Le premier est celui devant lequel on passe plus du ¾ de notre temps. Les unités se déplacent sur une carte en vrai 3D qui tourne et qui zoom, mais qui est ce qui s'est fait de plus hideux sur la console jusqu'à maintenant. Les armées sont représentées par de grosses masses rouges ou bleus, les arbres sont d'informes tas vert pixellisés…Le second zoom, celui sur lequel on passe le moins de temps, est accessible seulement lors d'une rencontre entre deux armées de clans opposés. Grâce à lui, on peut choisir sur quelle zone on veut effectuer le dernier zoom, puisque l'on distingue les cavaliers aux fantassins, chose infaisable avec la vue par défaut. La troisième vue nous plonge donc au cœur de la bataille, aux cotés de nos hommes. Certes ça reste joli et assez spectaculaire, mais l'aliasing et la répétitivité des combats font que, bien vite, on n'y prête plus attention. Et puis on ne peut pas donner d'ordre lors de cette vue, il en résulte une légère frustration, on aurait préféré être acteur plutôt que spectateur. Mais bon …
Je crois qu'un court paragraphe est nécessaire pour vous expliquer concrètement le déroulement des batailles. Tout d'abord les unités que vous dirigez se compteront toujours sur les doigts d'une unique main. Elles sont en fait des armées regroupant plus ou moins d'hommes. Lorsque l'une d'elles rencontrent une autre armée ennemie, elles s'affrontent. Le nombre de soldats la composant diminue régulièrement. Dans ces conditions, c'est bien souvent l'armée qui dénombre le plus d'homme au début de l'affrontement qui l'emporte. Par conséquent vous pouvez parfaitement engager une seconde armée dans la bataille afin d'avoir l'avantage. Mais les développeurs ont inclus une autre variable qui " aurait du " avoir une importance capitale pour sortir conquerrant d'une bataille, le moral des troupes. On l'augmente en écrasant un adversaire ou à l'aide d'une manœuvre spéciales spécifique, le moral baisse si nous sommes la cible de ce qui vient d'être cité. Mais sincèrement l'issu d'un combat me paraît aléatoire, on l'emporte même avec un moral bas. Les manœuvres spéciales font elles aussi diminuer le nombre d'hommes chez l'adversaire, et de plus vous n'êtes pas obligés d'attendre une bataille pour en déclencher . En effet la volée de flèches ou la canonnade peut s'effectuer si une troupe ennemie se trouve dans un périmètre entourant votre armée.
Un jeu vitrine un peu bâclé ...
En résumé, Kessen est une grosse déception, il fut certainement développé dans l'optique dans mettre pleins les yeux, de faire " vitrine " de la console. Autant le dire, Kessen n'a aucun intérêt. Il est ridiculement simple, pour exemple, sachez que je n'ai perdu aucune bataille et je ne suis pas pour autant un stratège hors-pair car je privilégie la méthode dite du " on rentre dedans à plusieurs et on tape " … Ajoutez à cela une durée de vie misérable ( 4 ou 5H de jeu ), pour obtenir le plus mauvais rapport qualité prix de la console …

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Les moins
Détails
- Nom
- Kessen
- Support
- PS2
- Genre
- RTS
- Editeur
- Electronic Arts
- Développeur
- Sortie
- 12 décembre 2000
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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