StarCraft II : Wings of Liberty
Test du Lundi 2 août 2010 par BoK
Hell it’s about time
Douze longues années, c’est le temps qui sépare les deux épisodes de Starcraft sorti en 1998. Douze ans pendant lesquels le premier volet a continué d’exister en partie grâce à la scène E-sport, notamment en Corée du Sud où le titre remporte un succès énorme et a atteint le statut de sport national. En douze ans il s’en est passé des choses, Gamers.fr est né, deux générations de consoles sont passées par là , des dizaines de STR sont sortis, bref tout ça pour dire que ça en fait du temps ... Ce n'est que le 18 mai 2007 que Blizzard Entertainment a annoncé StarCraft II à la grande joie des fans du monde. Celle-ci fut tempérée en octobre 2008 quand ils ont appris que le titre serait suivi de deux expansions contenant chacune les campagnes Zergs et Protoss qui seraient absentes du jeu de base intitulé StarCraft II : Wings of Liberty. Alors qu’est ce que peut nous proposer Blizzard après toutes ces années ? ce premier tiers de la trilogie est-il bel et bien une expérience complète ? Est-ce que cette attente en valait la peine ?
Battle Net, la solution selon Blizzard
Avant de vous parler de StarCraft II : Wings of Liberty il serait plus judicieux de commencer par Battle Net, car que vous soyez adepte des petits plaisirs en solo ou à plusieurs, vous n’aurez pas le choix il faudra passer par la plateforme de jeu made in Blizzard. Après la création de votre compte Battle Net, l’activation de votre copie et pour finir le choix de votre pseudo, vous pouvez enfin lancer StarCraft II : Wings of Liberty. Première constations cette nouvelle version de Battle Net n’a plus rien à voir avec la précédente, la plateforme de jeu de Blibli a subit une refonte graphique totale. Apparemment Blizzard a mis a profit ces longues années pour revoir entièrement le fonctionnement du service et faire le plein de fonctionnalités, qui vous serons décrites dans la suite de cette article.
Déjà introduits avec la dernière extension de World of Warcraft, les hauts faits seront de retour dans StarCraft II : Wings of Liberty, que ça vous plaise ou non. Les succès seront débloquables aussi bien en solo qu’en multi-joueurs et vous donneront accès à des nouveaux portraits, des graphs pour personnaliser votre armée, et feront augmenter votre score Battle.net : bref, plein de petits trucs totalement inutiles, par définition indispensables et qui peuvent donner envie de rejouer certaines missions de manières différentes.
Un système de messagerie instantanée a également été intégré à l’interface et comme c’est un peu la mode en ce moment, Battle Net a succombé aux charmes de Facebook, vous pourrez donc ajouter vos amis du réseau social (qui ont aussi le jeu) dans votre liste de contacts. Il parait que Fesse book c’est le mal, mais en fait cette option est bien pratique, oui ... Je l’avoue moi aussi j’ai cédé. C’est également sur votre profil Battle Net que vous trouverez toutes les informations concernant vos statistiques, nombre de victoires, classement, mais aussi les replays des affrontements multi-joueurs. Bien entendu c’est via Battle Net que vous aurez accès au mode solo et multi-joueurs. Car maintenant tout se fait en ligne, une manière pour Blizzard de contrer le piratage. Fort heureusement un mode "hors-ligne" existe pour la partie solo, mais il sera nécessaire d'activer votre jeu au préalable et donc au final disposer d’une connexion internet. Ah ! et dernier petit détail qui a quand même son importance, exit le mode LAN et donc les parties en réseau local.
Wings of Liberty, le commencement :
StarCraft II : Wings of Liberty, derrière ce sous-titre se cache la première partie de la campagne solo, dont le rôle principal est joué par les Terrans (l'espèce humanoïde du titre). Vous incarnerez Jim Raynor , chef de l’armée rebelle, ancien Marshall et pirate au grand cœur passablement alcoolique. Jim et ses potes luttent contre le Dominion et son Empereur Arcturus Mengsk . Votre mission sera de convaincre la population que Mengsk est un tyran assoiffé de pouvoir et accessoirement venger la disparition de votre bien aimée Sarah Kerrigan, tout en contrant l'invasion Zerg qu'elle commande sous sa nouvelle forme de Reine des lames.
Afin de vous mettre dans l’ambiance et de détailler les objectifs à remplir, chaque mission sera introduite et suivie par une courte vidéo utilisant la plupart du temps le moteur du jeu, qui s'avère ici très convainquant pour proposer des cinématiques de qualité. Le doublage français se révèle de très bonne facture avec des voix bien choisies et de bonnes performances, et en ce qui concerne la traduction, l'ensemble est très correct à l'exception de quelques petites erreurs. Une des grandes nouveautés est d'ailleurs l'introduction d'une partie narrative : Entre les missions, le moteur utilisé pour les cinématiques est également mis à contribution pour permettre au joueur de d'interagir avec plusieurs décors qui recèlent de détails sur l'histoire et permettent d'accéder à certaines fonctions. On peut ainsi lancer des dialogues facultatifs avec des personnages, observer de près certains objets du décor pour en apprendre plus sur eux ou cliquer sur des humains pour entendre quelques répliques uniques à chacun. C'est également via cette interface que l'on accède au recrutement de mercenaires, aux améliorations de l'armurerie, aux recherches au laboratoire, et aux choix de missions. Et après chaque opération, de nouveaux dialogues sont accessibles et certains objets font leur apparition à bord. Ainsi, on a l'illusion de réellement contrôler Jim Raynor dans un univers fictif où il mène une guerre, et pas seulement de réaliser une suite de missions. Cela aide beaucoup à accrocher à l'histoire et à apprécier l'univers de StarCraft.
En ce qui concerne le déroulement de chacune des 29 missions, Blizzard a essayé de varier les situations. Par exemple, l’une d’entre elles se déroulant sur un monde volcanique, la lave vous obligera à déplacer vos bâtiments de collecte toute les trois minutes environ. Dans une autre opération, l’escorte de réfugiés vous obligera à sécuriser la route et votre base : les missions ont clairement pour but de mettre sans cesse le joueur sous pression. Malgré les efforts pour rendre chacune d’entre elles différentes, il faut se rendre à l’évidence : on se retrouve bien souvent à faire la même chose, une base principale, une bonne défense pour parer aux assauts répétés de votre ennemi qui arrive à intervalles réguliers, et créer une grosse armée pour exploser votre objectif. Heureusement Zeratul, le templier noir Protoss , apportera un peu de fraicheur à l’histoire en rendant visite à son vieille ami Raynor , lui apportant une bien mauvaise nouvelle et vous proposant au passage des nouvelles missions où vous aurez le loisir contrôler les extraterrestres en armure dorée. Ce qui ne manquera pas d’apporter un peu de changement tant le gameplay des Protoss est différent de celui des Terran , avec une mention spéciale pour l'excellente mission finale. Par ailleurs, même si les missions se ressemblent beaucoup, elles restent bien plus variées que dans de nombreux jeux de stratégie sortis ces dernières années.
Au fur et à mesure de votre avancée dans la campagne, de nouvelles unités feront leur apparition et vous aurez en plus la possibilité d’embaucher des mercenaires pour renforcer vos effectifs. Pour personnaliser et améliorer votre armée, Blizzard vous laisse le choix entre deux possibilités, accessibles depuis l’Hyperion, un cuirassé Terran qui vous servira de centre de commandement. En dépensant quelques crédits durement acquis lors de vos missions, l’armurerie vous permettra de développer des nouvelles capacités pour votre infanterie, vos véhicules et vos bâtiments, si vous ne dépensez pas trop d'argent pour engager des mercenaires. Lors de vos missions, vous aurez aussi a remplir des objectifs secondaires qui vous feront gagner des points de recherche en technologie Zerg ou Protoss. C’est là qu’entre en jeu le laboratoire de l’ Hyperion, qui servira à faire des recherches sur ces nouvelles technologies. Le fonctionnement est en fait très simple : suivant la nature des points acquis (Zerg ou Protoss) vous gagnerez de l’expérience dans l’un des deux arbres et à chaque palier vous aurez le choix entre deux nouvelles améliorations.
En Taro Tassadar
Pour ceux qui ne connaissent pas Starcraft ( ça existe ?). L’une des composantes principales du gameplay est la gestion des ressources, qui vous permettra de construire des bâtiments, produire des unités et les améliorer. Pour être exact, il y en a deux : le gaz et le minerai. Les constructions de base nécessiteront seulement du minerai les autres plus avancées feront appel aux deux. Ensuite chaque espèce est différente et avec ce nouvel opus les développeurs ont essayé d’apporter quelques nouveautés :
Les Terrans, ont un style de jeu plutôt défensif avec des bunkers, des tourelles de défense et leurs chars en mode siège. Pour renforcer encore plus cet aspect ils ont maintenant des dépôts de ravitaillement qui s’enfoncent dans le sol, moyen parfait pour construire un mur amovible. Mais le Faucheur, un marine équipé d’un jet-pack, très rapide à sortir en début de partie, offre dorénavant la possibilité au Terran de rusher (attaquer en début de partie) efficacement.
Les Zergs avec un style de jeu plutôt offensif, gagnent en rapidité lorsqu’ils sont sur leurs mucus. Ils sont plus aptes à défendre leurs bases avec des bâtiments défensifs qui peuvent se mouvoir pour changer d’emplacement. Comme toujours, leur puissance est fondée sur le nombre qui leur permet de submerger leurs ennemis.
Les Protoss qui ont des unités puissantes mais couteuses et longues à produire disposent maintenant d’un pouvoir (la poussée temporelle) qui leurs permet d’accélérer la production d’unités. Ils peuvent également s'équiper des portails qui les téléportent quasiment instantanément sur le champ de bataille à condition d’avoir un pylône à proximité.
En fait, avec StarCraft II : Wings of Liberty les changements se situent surtout au niveau des unités. Et au final toutes ces petites nouveautés suffisent à renouveler le gameplay et rendre ce nouveau titre suffisamment différent de son prédécesseur pour en justifier l’achat. Surtout, il s'agit d'un jeu de stratégie qui assume son identité de STR à l'ancienne, et propose une expérience regroupant le meilleur de ce que le genre a à offrir.
Good Luck, Have Fun :
Pour la partie multi-joueurs du titre Blizzard a pensé à ses nouveaux clients ... pardon... joueurs, provenant par exemple du célèbre MMO médiéval fantastique de la firme. Ils ont ainsi eu la bonne idée de mettre en place un système de ligues. Vos premières parties serviront donc à déterminer votre niveau et à vous placer dans celle qui vous correspond le mieux. Si tout se passe comme prévu, cela devrait en toute logique éviter qu’un joueur débutant tombe sur l’un des " pro gamer " sans pitié, qui sévit sur Battle Net et se fasse latter en deux secondes. Ce qui avouons-le n’est jamais très agréable et pourrait rebuter plus d’un joueur, abandonnant ainsi définitivement la partie multi du titre et là ça serait dommage tant elle est de qualité. Car si Starcraft et son extension Brood War ont eu une durée de vie si longue, ce n’est pas grâce aux campagnes solo des deux titres, même si en leurs temps elle étaient vraiment excellentes. Cette incroyable longévité est bien dûe au multijoueurs : trois peuples aux gameplay différents et parfaitement maitrisés et un équilibrage frôlant la perfection. Si le premier aspect n’a pas beaucoup changé, le second quant à lui a demandé un gros boulot aux développeurs car mine de rien il y a beaucoup de nouveautés. La bêta du titre aura d’ailleurs servit à corriger les bugs mais aussi à peaufiner cette équilibrage qui a donné beaucoup de mal a Blibli, un critère à ne surtout pas négliger, pour un titre qui a l’ambition de devenir un incontournable de la scène E-sport .
Après si vous n’êtes pas fan du côté ligue avec classement et tout le tralala, vous trouverez les parties personnalisées. C’est l’endroit où les joueurs pourront partager les cartes et mods créés via l’éditeur de StarCraft II : Wings of Liberty . C’est aussi le bon moyen pour tester une nouvelle stratégie contre une IA sans prendre de risques.
Suspicious mind
Autre aspect du titre qu’il ne faut pas négliger, c’est la partie graphique. Le moteur maison utilisé pour StarCraft II : Wings of Liberty n’est franchement pas gourmand, et tourne assez bien sur des configurations modestes. Blizzard a préféré passer à la trappe quelques effets techniques qui en mettent plein la vue pour permettre au plus grand nombre de profiter de StarCraft II : Wings of Liberty et surtout pour garder un jeu fluide et lisible ce qui est une fois de plus très important pour le multi-joueurs. Mais ça n’en fait pas pour autant un jeu moche, car une fois que tout est en mouvement le titre se révèle plutôt joli et agréable à l'œil. Les grosses configurations pourront même profiter d'un rendu assez perfectionné avec un éclairage entièrement dynamique et de nombreux petits effets améliorant la perception du jeu. Par contre, je vous déconseille de faire des 4vs4 si vous avez un PC (ou un Mac) avec une configuration un peu datée, car si la partie se transforme en baston générale le titre sera nettement moins fluide et passera à coup sûr en mode diapo. La bande son plutôt discrète n’est pas en reste : vous retrouverez la plupart des musiques du premier opus légèrement remixé et dans le bar de l’Hypérion ça sera ambiance rétro avec un vieux jukebox qui jouera du rock des années 60 parfois réécrit à la sauce StarCraft.

Il y a douze ans, Blizzard sortait StarCraft, un jeu qui marqua la vie de nombreux joueurs à jamais, qui posa une nouveau jalon pour le genre et qui généra un authentique phénomène populaire. StarCraft II : Wings of Liberty propose une nouvelle version de Battle.Net plus complète, une partie solo enrichie et toujours aussi captivante, un multijoueur très soigné et un équilibrage des peuples presque parfait. Et comme à son habitude, on peut avoir confiance en Blizzard pour continuer à le peaufiner avec des mises à jour régulières. Plutôt que de bombarder les fans d'innovations, le développeur a choisi de garder les bases de l'excellent premier opus pour lui apporter de nombreuses nouveautés et élever le STR à l'ancienne vers de nouvelles hauteurs. Que ce soit grâce à l'histoire épique et excitante, aux missions réclamant malice et méthode, ou à l'excellent multijoueur, il y a dans ce jeu de quoi attirer tout le monde. Il offre une suite digne de StarCraft, qui devrait plaire aussi bien aux joueurs qui ont connu le premier opus qu’aux jeunes débutants qui découvriront avec ce titre l’un des meilleurs STR, voir le meilleur jamais sorti. Vivement Heart of Swarm.
Les plus
+ Multi orgasmique+ Battle Net
+ Campagne solo captivante
+ histoire très bien écrite
+ La partie narrative
+ Missions défis
+ Les nouvelles unités
+ Les Hauts Faits
+ C’est reparti pour 10 ans
Les moins
- Pas de LAN- Missions solos très légèrement répétitives
Détails
- Nom
- StarCraft II : Wings of Liberty
- StarCraft 2 : Wings of Liberty
- Support
- PC
- Genre
- RTS
- Editeur
- Blizzard Entertainment
- Développeur
- Blizzard Entertainment
- Sortie
- 27 juillet 2010
- 27 juillet 2010 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de ans et plus


















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