Nintendo DS Scribblenauts


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Test de Scribblenauts

Test du Lundi 19 octobre 2009 par Nobuteru Yuki

Qui n’a jamais rêvé d’avoir le pouvoir de donner vie aux choses qu’il dessine ? Quand j’étais petit j’avais souvent ce fantasme de griffonner un truc sur un bout de papier pour ensuite lui donner vie grâce à une formule magique ou je ne sais trop quoi. Scribblenauts se trouve un peu dans ce trip sauf qu’au lieu de dessiner des formes on dessine des lettres. Tout ce qu’on écrit sur l’écran se matérialise ainsi sous nos yeux et nous permettra de résoudre des puzzles divers et variés. C’est tout nouveau, c’est tout frais et c’est exclusivement sur DS. Here we go !

LE STYLET MAGIQUE

Bienvenu dans l’univers Scribblenauts où tout est super mimi avec un monde dessiné/collé à la main qui nous rappel nos vieux dessins de quand on était gosse, ceux que nos parents collaient avec amour sur la porte du frigo. Derrière cette patte graphique très enfantine se cache un jeu à mi-chemin entre puzzle game et bac à sable. En effet, pour résoudre les énigmes tous les mots sont permis (dans la mesure où ils existent dans le dictionnaire du jeu) sauf les insultes, gros mots, personnage connus, produits de marque, obscénités ou parties génitales que l’on n’oserait pas mentionner sur ce site.

Le but principal du jeu consiste également à collecter des Starites (des étoiles quoi). Chaque niveau doit être complété avec un nombre limité d’objets invoqués et passé ce nombre on ne gagne que très peu de points. On a aussi une jauge en haut de l’écran qui sert à compter les objets invoqués dans le niveau : si la jauge est remplie on ne peut plus invoquer quoi que ce soit, il faudra alors se débarrasser de quelques trucs en les balançant dans la poubelle.

Une fois le niveau terminé on pourra le refaire une seconde fois, mais ce coup-ci en y jouant 3 à 5 fois d’affilé sans utiliser les même objets à chaque partie, chose qui relève considérablement le challenge. A chaque fin de niveau on gagne des points selon certains critères : le temps écoulé pour finir le niveau, le nombre d’objets utilisés, sans armes, etc... Ces points-là vont nous servir à débloquer le reste des mondes disponibles dans le jeu (10 mondes en tout avec 22 niveaux chacun), ou acheter des avatars et des musiques dans la boutique. Et enfin, on gagne des badges d’honneur à collectionner à la fin de chaque partie selon notre façon de jouer, du genre pompier (éteignez au moins deux feux), jockey (utilisez un animal comme véhicule), etc...

UN GAMEPLAY DE OUF … QUI REND OUF.

Dans Scribblenauts se trouvent deux sortes de jeux en fait : un jeu où il faudra invoquer les objets nécessaires d’après une devinette/énigme énoncée au début de la partie, et un autre où il faudra aller chercher la Starite par n’importe quel moyen en évitant tous les pièges et obstacles présents dans le niveau.

Pour le premier type de jeu par exemple, on nous propose de sauver un chat coincé en haut d’un arbre. Pas trop difficile, une simple échelle suffit pour atteindre le matou débile. Si l'on souhaite rejouer la même partie il nous est impossible d’utiliser l’échelle une seconde fois. Libre alors à notre imagination d’utiliser un trampoline, une corde, un jetpack ou une paire d’ailes pour se hisser jusqu’au chat.

Pour le second type de jeu il faudra parfois creuser le sol avec une pelle, faire fondre un bloc de glace avec un lance-flammes, tirer un bloc métallique avec un tricératops ou nager sous l’eau avec une combinaison de plongée afin d’atteindre la Starite et passer au niveau suivant.

Autant dire que c’est amusant au départ pour ensuite devenir lassant/redondant pour la partie "énigme" et FURIEUSEMENT énervant et injouable pour la partie "plateforme/puzzle". Les possibilités semblent infinies au départ mais hélas ce n’est point le cas, la plupart du temps un simple jetpack suffisant à boucler plusieurs niveaux fingers in the nose, parfois même à dos de ptérodactyle pour varier les plaisirs. Le truc inadmissible par contre est le contrôle au stylet du personnage qui se révèle être complètement à la ramasse et qui fini par nous faire arracher les cheveux. Il ne saute pas au bon moment, il ne s’arrête pas au bon moment, il y a toujours un temps de latence entre l’action que l’on fait au stylet et sa réaction. Quand on veut déplacer quelque chose près de lui et que l’on touche le personnage par accident il lâche l’objet qu’il tient dans sa main. Quand on souhaite reprendre l’objet tombé par terre, on soulève l’autre truc qu’on voulait déplacer au départ … GHAAA#@*x&!!$~AAA.

Cerise sur le gâteau, la version française bénéficie d’une traduction approximative, voire nul à chier. C’est vraiment lourd et ça rend le jeu injouable au point de basculer sur la version anglaise du texte.

BON JEU OU EFFET DE MODE ?

Effet de mode, incontestablement. Amusant au départ, le temps de découvrir les possibilités qu’offre le jeu et voir Dieu perdre lamentablement face à un dragon. Ensuite on se rend vite compte que ce n’est ni plus ni moins qu’une ardoise magique qui fait apparaitre les mots que l’on écrit dessus. Le jeu s’adresse clairement aux petiots et non pas à un public adulte. J’avoue même avoir du mal à comprendre les retours extrêmement positifs au sujet de ce jeu et qui ont certainement contribué à ma déception. Il suffit ainsi de terminer quelques niveaux pour donner l’impression d’avoir fait le tour du jeu au point de ne plus avoir envie de continuer ni de voir ce qui se passera par la suite.

3

En une phrase : "ne faites pas confiance à l’effet de mode". Scribblenauts est certes un jeu unique en son genre de par son concept qui s’adapte parfaitement à la petite portable de Nintendo, mais qui hélas s’épuise au bout de quelques heures de jeu et peine à renouveler le plaisir de jeu. Est-ce qu’il mérite réellement les critiques positives qui l’entourent ? Peut être oui, s’il est vu comme étant un jeu destiné aux jeunes de 5 ou 10 ans. Dans ce cas là le jeu mérite un joli 6. Les plus vieux vont gribouiller deux ou trois petits trucs pour le fun et se lasseront rapidement au moment où ils se rendront compte que le mot "bite" n’est pas pris en compte (c'est-à-dire 5 secondes après avoir lancé le jeu). Encore une fois : don’t believe the hype.

Les plus

-Design enfantin.
-Ecrire c’est créer !

Les moins

-Mauvaise traduction FR.
-Répétitif à souhait.
-Intérêt qui s’épuise rapidement.
-Contrôles horribles.
-Jeu étouffé dans sa propre hype.

Détails

12+
Nom
Scribblenauts
SCRIBBLENAUTS
Support
Nintendo DS
Genre
Réflexion
Editeur
Warner Bros. Interactive Entertainment Inc.
Développeur
5th Cell
Sortie
08 octobre 2009
15 septembre 2009 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 12 ans et plus

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