Moon
Test du Mercredi 16 septembre 2009 par Nobuteru Yuki
Aaaah l’espace, ce que ça peut être cool comme endroit, j’aimerai bien y aller un de ces quatre. Bientôt il y aura quelques vols touristiques à pas cher et nous pourrons alors foutre le dawa hors de notre atmosphère comme nous savons si bien le faire. D’ailleurs à ce propos il y a déjà plus de 12 000 bidules qui tournent autour de notre planète bleue par notre faute, ce qui est quand même vachement flippant.
En attendant, nous pouvons toujours jouer à Moon sur DS, un FPS futuriste développé par l’équipe Renegad Kid déjà responsable de Dementium : The Ward. C’est un jeu qui promet une bonne dose de chocottes, un gameplay solide et un scénario qui claque bien comme il faut mais voyons ce qu’il en est véritablement avec le test.
ALL YOUR BASE ARE BELONG TO US
Une équipe de chercheurs part sur la Lune afin d’investiguer sur des événements paranormaux. En effet, la précédente équipe qui squatta l’endroit n’a plus donné le moindre signe de vie. C’est dans la personne du Major Kane que l’on se lance dans cette aventure supposée être angoissante. Nous sommes aidés et guidés par le Général Lamber et le Capitaine Tsukigami dans pratiquement toute l’aventure où nous découvrons que des extraterrestres hostiles occupent la Lune et sont la cause principale de la disparition des humains. Dans notre route nous tombons sur un liquide/gaz mystérieux que notre héros absorbe par accident et de ce fait se retrouve avec la vigueur d’un jeune homme de 20 ans.
Le scénario est prévisible dès les premiers instants du jeu car c’est du vu et du revu, que ce soit au cinoche, dans les livres ou d’autres jeux. Cela n’empêche pas que ledit scénario reste correcte et bien mené par des cut scenes ma foi bien réussies cernant correctement l’atmosphère du jeu, ainsi que des dialogues via "Codec" (encore ?). M’enfin l’histoire peine à décoller et reste dans le même rythme du début à la fin et ne fait sursauter à aucun moment. De ce côté-là , Moon ne révolutionne pas le genre et n’arrive pas à proposer un scénario palpitant. En gros il n’est ni bon ni mauvais, il assure juste son rôle de scénario qui se fait lire avec les yeux et se fait entendre avec les oreilles.
THE DARK SIDE OF THE MOON
Comme déjà mentionné précédemment, Moon propse quelques cut scenes dotées de beaux visuels (pour une DS hein). Nous aimons particulièrement le jeu d'ombres et de lumières du plus bel effet que l’on aurait aimé avoir in-game. Justement, une fois le moteur du jeu lancé nous sentons une grande différence par rapport aux cinématiques, sauf que cela reste globalement très honorable pour une DS. La grosse claque dans ce jeu est plutôt négative. Au lieu de se retrouver dans un environnement vaste et ouvert (Lune oblige), les développeurs ont trouvé le malin subterfuge de nous foutre six pieds sous la Lune… et nous nous retrouvons à sillonner d’interminables couloirs biens modélisés (facile … ce sont des couloirs …) mais en même temps moches. Je m’expliques : ils ont voulu donner une touche futuriste aux décors en foutant des détails à foison avec des textures copiées/collées/multipliées (pas très beau tout ça) qui au final donnent l’impression de se balader dans du gribouillis. Les couloirs se ressemblent tous (logique … ce sont des couloirs …) avec la couleur comme seule différence. Des murs jaunes, des murs bleus, des murs rouges, des murs orange, etc... Cool. C’est de la DS, certes elle n’est pas très puissante mais il ne faut pas déconner quand même, le level design est à des années lumières derrière Metroid Prime Hunters par exemple.
SONATE AU CLAIRE DE LUNE
NOOOOOOOON ! MAIS C’EST QUOI CETTE MUSIQUE IMMOOOOONDE ?!?!?!? Argh ! ça fait mal ! Impossible d’en parler objectivement, les musiques de ce jeu sont affreusement à vomir, on aurait dit un bébé de 3 ans qui s’amuse à pianoter sur un clavier Bontempi. AU SECOURS ! J’ignore ce qu’à voulu faire le musicien avec la B.O du jeu, peut être un truc minimaliste-retro-futuriste-SF70’s-ambiant-lounge-8bits mais c’est ratééééééééééé ! Un conseil : si vous y jouez coupez les musiques, il y a une option pour ça dans le menu. Pour l’ensemble des effets sonores tels que le bruit des armes à feu ou autres trucs je qualifierai le tout de "bof", rien de particulier qui sonne bien dans nos tympans.
UN PETIT PAS POUR MOI, UN GRAND PAS POUR L’HUMANITE
C’est marrant, la gravité de la Lune dans le jeu est similaires à celle de la Terre. Certes notre personnage ne saute pas (je me demande pourquoi d’ailleurs) mais quand on tombe des escaliers ou d’un endroit assez haut, bah la vitesse de la chute est similaire à celle de la Terre. Ce n’est pas drôle du tout, à moins que les sous-sols Lunaires aient un truc qui modifie la gravité mais qui n’est mentionné nulle part dans le jeu.
La prise en main est par contre quasi immédiate et nous tenons ainsi là un FPS qui a une jouabilité au poil sur la portable de Nintendo. Nous avons droit à une animation fluide qui doit certainement tourner en 60fps et un gameplay calqué sur celui de Metroid Prime Hunters, à savoir viser avec le stylet, shooter avec le bouton L, et se diriger avec la croix directionnelle, ni plus ni moins. Pour ce qui est de l’inventaire tout se fait à l’aide de l’écran tactile. Nous n’avons pas la possibilité de garder des items ou des medikits, mais il nous sert seulement à switcher entre les armes disponibles assez variées et bien équilibrées. D’ailleurs c’est sans doute le point le mieux réalisé dans le jeu car chaque arme a son utilité et sa puissance.
L’une des armes clés du jeu, ou dirai-je outil indispensable, c’est le mini-drone mobile à roulettes qui nous sert à résoudre quelques énigmes super répétitives à la longue. Nous l’envoyons souvent dans des ouvertures basses et étroites afin que nous puissions désactiver les interrupteurs qui alimentent certaines portes holographiques. Notre drone dispose également d'un tir paralysant qui arrive à figer n’importe quel ennemi pour une durée avoisinant les 5 secondes. Celui-ci se montre très utile lorsqu’il y a un bon nombre d’ennemis à l’écran.
Il est possible de switcher à n’importe quel moment entre le drone et notre personnage, mais il faudra faire attention à ne pas le laisser trainer au sol avant de quitter une pièce. Pire encore : il faut impérativement le cacher à l’abri des tirs ennemis quand nous l’envoyons désactiver des interrupteurs trop loin,. Il risquerait ainsi de se faire exploser avant que nous puissions le rejoindre. Nos missions se résument généralement à rejoindre un point désigné sur la map par nos interlocuteurs. Sur la route nous croisons : trois types de drones flottants de surveillance, des tourelles, des robots araignée qui tirent dans tous les sens, des robots bipèdes furieusement stupides et des machins rampants qui font ni mal ni peur (sauf que leur bruit agace comme pas permis !), une sorte de scorpion de la taille d’une Smart. Voilà , vous avez fait le tour des ennemis, ne me remerciez pas.
Les Boss sont quant à eux pour certains assez originaux en terme de design. D’autres sont abusivement recyclés tout au long de la partie mais ont pour point commun des combats mous dans une arène fermée où il faut tirer tout en se cachant derrière des éléments du décor pour éviter leur tirs scryptés à mort. Il y a aussi quelques passages en véhicule lunaire, une sorte de buggy qui a le même comportement qu’une savonnette qui nous échape des mains et qui part glisser dans le lavabo. L'engin possède un canon sur le toit pour dégommer le peu d’ennemis que l’on croise sur la route, et nous nous amusons à éviter quelques mines au sol. Bref à oublier, vite.
Le mode solo comporte une douzaine de niveaux qui prennent environ 7h de votre espérance de vie. Après ça, vous pouvez le terminer en mode Hard si vous le voulez vraiment, bien que ce dernier ne représente pas un challenge conséquent. Durant la partie nous pouvons récolter des artéfacts aliens qui nous permettent de débloquer quelques bonus (des niveaux d’entrainement). Après avoir terminé un niveau du mode histoire, il sera ensuite possible de le sélectionner directement sans pour autant refaire le jeu depuis le début. Le multi n’étant pas disponible, nous pouvons facilement dire que Moon n’est pas le genre de jeu que l’on aimerait lancer une seconde fois après l’avoir terminé … ou p’tet si, mais alors par la fenêtre !

Pour apprécier Moon il faut ne pas avoir de PC ni autre support sur lequel vous pourriez jouer à des FPS. Pour apprécier Moon il faut aimer le space-opéra vu par Paul Loup Sulitzer. Pour apprécier Moon il faut aimer la solitude et les couloirs. Pour apprécier Moon il faut aimer les musiques électroniques non mélodiques qui font saigner les oreilles.Si tout ce qui a été cité ci-dessus vous accroche, eh bien ce jeu est fait pour vous. Dans le cas contraire vous pouvez l’ignorer sans regret, vous ne râterez rien.
Les plus
-Gameplay précis-Des armes équilibrées
-Le sentiment de solitude (pour ceux qui aiment)
Les moins
-Une ambiance mal exploitée-FPS couloir
-Des musiques qui peuvent tuer votre fougère
-Répétitif à souhait sur tous les plans
-Des ennemis pas variés du tout
-Très court
-Pas de rejouabilité
Détails
- Nom
- Moon
- Support
- Nintendo DS
- Genre
- FPS
- Editeur
- Rising Star Games Limited
- Développeur
- Renegade Kid
- Sortie
- 02 juillet 2009
- 13 janvier 2009 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 12 ans et plus










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