Preview News du 23 janvier 2012 par el lobo 0 commentaire(s) PS Vita

Preview de Ragnarok Odyssey sur PS Vita

Ragnarok'n'roll

En l’absence très certainement provisoire d’un véritable Monster Hunter sur PS Vita, Gungho en profite pour lâcher son Ragnarok Odyssey sur la portable de Sony. Développé par Game Arts à qui l’on doit la célèbre série Grandia, cet action-RPG permet d’affronter des monstres gigantesques dans des décors sauvages inspirés de la franchise Ragnarok Online. Sous ses airs de ne pas y toucher, Ragnarok Odyssey pourrait très bien être l'un de ces jeux qui feront le plaisir de nos amis nippons.

Cette démo débute avec la traditionnelle création d’avatar. Après avoir choisi le nom et le sexe de son personnage, on commence par le personnaliser grâce à quelques possibilités de customisation. Très classiques, celles-ci permettent de déterminer sommairement son aspect physique et surtout de choisir sa classe parmi les 3 disponibles dans cet extrait. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, le personnage pourra manier une épée, des dagues d’assassin ou bien une masse et un bouclier. Les statistiques de base telles que la force et l’agilité en seront influencées et il s’agit d’un choix à ne pas prendre à la légère. Selon leur classe, les personnages ont également des aptitudes spéciales. L’épéiste pourra par exemple préparer une attaque chargée tandis qu’un autre pourra lancer des sorts de soin sur lui et ses coéquipiers. En somme rien de très extravagant. Les possibilités de customisation étant finalement assez limitées et les classes peu nombreuses. On peut néanmoins s’attendre à ce que les choses soient plus complètes dans la version finale. Une fois le personnage créé, le voilà qui fait ses débuts à Fort Farthest où, après un rapide dialogue avec quelques PNJs, on commence enfin à prendre le contrôle afin de visiter la taverne dans laquelle on se trouve. Après avoir acheté quelques objets de soin auprès de l’une des 3 tenancières, il est temps de sélectionner la première des 3 quêtes présentes dans cette démo.

Celle-ci consiste à éliminer des orcs qui ont investi une caverne située au fin fond d’une prairie. Cette première quête est l’occasion de se familiariser avec l’interface qui, encore une fois, n’est pas ce qu’il y a de plus exotique. Le personnage dispose de frappes rapides et lourdes qui s’effectuent respectivement avec les boutons triangle et rond. Les frappes rapides ont l’avantage de permettre d’enchainer des combos à toute berzingue tandis que la frappe lourde servira à projeter les ennemis ou à les étourdir. La combinaison de ces deux touches permet également de faire quelques combos plus efficaces. Il est d’ailleurs intéressant de projeter son ennemi dans les airs pour ensuite sauter avec la touche X et continuer à l’enchainer plusieurs mètres au-dessus du sol. La touche carré est quant à elle réservée aux dashs et rétablissements en cas de projection. Il faut quand même garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un beat’em all et en tant quel tel, les enchainements sont un brin limités... du moins au début. Le personnage peut aussi sprinter lorsque l’on maintient la gâchette R, mais cela aura pour incidence de faire diminuer temporaire la jauge d’endurance représentée en jaune sur l’écran, sous la barre de points de vie. Même si le stick droit fait le boulot dans la gestion de la caméra, la présence d’un système de verrouillage alloué à la gâchette R est quand même bienvenue, d’autant qu'il témoigne aussi de la santé de l’ennemi ciblé. Blanc au début, il vire progressivement au rouge lorsque le monstre se rapproche de la mort.

Mais qui dit PS Vita dit aussi écran tactile, et celui-ci est également sollicité dans l’utilisation des raccourcis. En touchant les différentes icônes à l’écran, on peut envoyer des messages et des smilies à l’attention des autres joueurs de son équipe, ou bien utiliser des objets plus judicieusement qu’en combinant les touches Select et avec les boutons d’action. De plus en touchant l’icône correspondante, le joueur peut déclencher une sorte de furie durant laquelle le personnage peut enchainer les frappes et voir son énergie remonter progressivement à chaque coups atteignant sa cible. Cette furie est accessible en ramassant les cristaux laissés par les monstres et serviront à alimenter la jauge rouge dans le coin gauche de l’écran. Ragnarok Odyssey présente en somme un système de combat tout ce qu’il y a de plus classique mais dont l’efficacité fait ses preuves. Aucun problème n’est à déplorer en ce qui concerne les contrôles, si ce n’est peut-être le système de verrouillage qui peut montrer ses limites lorsque l’on est assailli de toutes parts. Signalons également l’utilisation peu pratique des objets si on se refuse à utiliser l’écran tactile.

Durant cette quête, on peut aussi jauger de la réalisation de ce Ragnarok Odyssey. Loin d’être le titre le plus beau de la console, il se démarque principalement par sa palette de couleurs assez vives pour le genre, et la précision de l’affichage même si la qualité de l’écran de la console y est sans doute pour beaucoup. En revanche la qualité de la modélisation des ennemis et des environnements découpés en zones est quand même plus décevante. Sans être moche pour autant, le jeu alterne entre le bon et le moyen. Certaines modélisations frisent la PSP boostée tandis que le jeu est plus convaincant sur d’autres aspects comme par exemple l’animation des ennemis ou certains effets spéciaux. Par ailleurs, quelques soucis de clipping sont à noter et il n’est pas rare de voir des ennemis ou des éléments du décor apparaître à seulement quelques mètres. L’autre environnement de la démo (à savoir le volcan de la 3ème quête) est logé à la même enseigne et au final, Ragnarok Odyssey n’est pas ce que l’on verra de plus impressionnant sur cette console. Il en est de même pour la partie sonore dont les musiques et bruitages passe-partout ne sont pas spécialement inspirés. Il en résulte que d’une manière générale Ragnarok Odyssey semble bien parti pour être un titre à la réalisation honnête mais en-dessous de ce que peut proposer la console. A sa décharge, on peut aussi dire que l’aspect graphique n’est jamais ce qui impressionne le plus dans ce genre de jeu, du fait de leur taille et de leur richesse.

Peu passionnante, cette quête sert surtout à rencontrer des ennemis passifs et très faibles qui n’opposeront quasiment aucune résistance. Entre les créatures complètement inoffensives de la première zone et les lapins à peine combattifs un peu plus loin, même les orcs en armure ne sont guère plus véloces. Il faudra attendre la seconde quête pour avoir un peu plus de challenge. Celle-ci est dans la continuité de la première puisqu’elle consiste à affronter le roi des orcs dans la caverne de la quête précédente. La difficulté réside dans la résistance de l’armure du boss qu’il faudra disloquer avant d’en venir à bout. Pour ne rien arranger, le monstre frappe fort et a la fâcheuse tendance à étourdir avec ses coups. Malgré sa taille imposante, l’ennemi est quand même sujet à la projection et un coup bien ajusté pourra l’expédier à l’autre bout de la caverne. Un peu de temporisation et des frappes bien senties viendront à bout du monstre qui rendra l’âme dans une mini-cinématique.

Enfin la dernière quête qui comporte à la fois des éléments d’exploration et un combat de boss se déroule dans un volcan comme expliqué précédemment. Les ennemis rencontrés sont pour la plupart des scorpions géants et des sortes de loups de feu dont le boss n’est autre que leur roi. Cet ennemi est à la fois rapide et puissant et s’amuse en plus à appeler des sous-fifres en renfort. Autant dire que le combat nécessite une vigilance constante car pour ne rien arranger, les flammes de ces canidés sont capables d’infliger des brûlures qui occasionneront des dommages pendant quelques instants. Il s’agit typiquement du genre de combats qui pourrait s’avérer très fun en multijoueur avec une répartition des forces sur le boss et sur les vagues d’ennemis successives, sans oublier le personnage qui se chargera d’effectuer des soins. Malheureusement il faudra attendre la version finale pour tester ce mode multijoueur. L’accomplissement de ces 3 quêtes aboutit à la révélation d’un nouveau trailer du jeu qui se focalise sur ses aspects forts, à savoir le jeu en réseau qui constituera à n’en point douter son point fort.

A l’heure actuelle Ragnarok Odyssey s’annonce comme un titre classique, autant dans son contenu que dans sa structure. Il semble s’agir d’un énième clone de Monster Hunter avec l’univers de Ragnarok Online en toile de fond. L’absence apparente de véritable tare pouvant plomber le jeu permet de nourrir les espoirs vis-à-vis de l’intérêt du titre sur la longueur mais son manque d’originalité aura du mal à séduire de nouveaux adeptes. En proposant un contenu suffisamment conséquent et un mode multijoueur travaillé, le titre de GungHo pourrait avancer suffisamment d’arguments pour occuper un créneau encore vacant sur la console, et pourquoi pas espérer s’installer durablement. Les amateurs du genre ont en tout cas de bonnes raisons de surveiller un titre qui pourrait créer la surprise lors de sa sortie le 2 Février prochain au Japon s’il tient ses promesses. Et si c’est le cas, on ne dira pas non à une annonce occidentale.



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