Preview : Alan Wake
Bouh !
Preview du 01 mars 2010 par LOGAN GRIMNAR -
2 commentaires
- Support : Xbox 360
- Éditeur : Microsoft
- Développeur : Remedy Entertainment
- Date de sortie : 21 Mai 2010
Nous avons été conviés par Microsoft à tester dans leurs locaux le futur hit de Remedy Entertainment : Alan Wake. Pour ceux qui ne sauraient pas encore de quoi il s’agit, Alan Wake est le nouveau bébé des papas de la série des Max Payne. C’est un mélange de jeu d’aventure durant les phases diurnes et de survival horror lors des phases nocturnes, le tout vu à la troisième personne. Comme le définissent les développeurs, il s’agit d’un thriller psychologique.
Le jeu fut annoncé pour la première fois en 2005, sur Xbox 360 et PC, mais dernièrement au travers d’un communiqué de presse de la part de Microsoft, cette dernière mouture fut tout simplement annulée. Il ne tient qu’à vous de signer la pétition qui circule sur le net si vous voulez la voir arriver un jour sur PC.
Alan Wake-up
Notre personnage, Alan Wake, est un écrivain à succès dans la catégorie thriller-horreur à l'instar de Stephen King. Et vous verrez, les similitudes ne s’arrêtent pas là . Etant en perte d’inspiration, il décide de se rendre avec sa femme Alice dans la petite ville de Bright Falls perdue au milieu des forêts et montagnes enneigées de la côte nord-ouest des États-Unis.
L’ensemble du jeu se déroule sous forme d’épisodes à la manière d’une série télé avec un "previously" et un "ending". C’est plutôt original dans le jeu-vidéo et très judicieux d’un point de vue scénaristique. Chaque épisode se déroule en deux phases : l’une où l’on mène l’enquête dans le village durant la journée dans lequel on peut se promener librement aux dires des développeurs, et interagir avec les PNJs et autres bricoles qui tendent à donner un aspect sandbox au jeu. Ces phases de jour contrastent radicalement avec celles de nuit, beaucoup plus orientées action et tendent à mettre le joueur dans un état de stress permanent à la manière d’un Silent Hill. Le jeu se déroule à la 3ème personne, on peut bouger et tirer en même temps, le gameplay est basique, mais très bien maîtrisé. Pas comme un certain Resident Evil 5... Mais bon on n’est pas non plus face à un Nathan Drake mais notre cher Alan sera tout de même capable d’exécuter quelques esquives qui ralentiront le temps un peu à la manière d’un Bullet Time. Mais ici ce ralentissement ne sert pas à donner plus de temps au joueur afin d’abattre les ennemis mais juste à cadrer l’action et n’a d’intérêt que son aspect cinématographique. D’ailleurs à ce sujet, au-delà du fait que le jeu soit découpé sous forme d’épisodes, il y a eu un véritable travail dans la mise en scène qui se révèle digne de celle d’un film, qu'il s'agisse des cut-scènes ou des apparitions de nos ennemis. Lorsqu’au sein de l’aventure un événement se déclenchera, le jeu vous invitera à presser la gâchette gauche pour le focus qui, comme son nom l’indique, braquera la caméra sur ledit événement.
Alors certes Alan Wake est linéaire dans son concept, mais une fois pad en main cela ne se fait pas ressentir outre mesure. Et j’ajouterais même que heureusement qu'il se trouve balisé lors des phases nocturnes car on se perdrait très vite dans cette forêt sombre tant elle est dense.
Premiers pas
Notre première prise en main nous place au moment de notre arrivée en ville à bord d’un ferry. Et là on constate la magnificence des décors, la qualité de l’animation et des bruitages, l’interaction avec les personnages et surtout la cohésion de l’ensemble. Une fois à quai, direction la cafet' afin de récupérer les clés de notre chalet auprès d’un certain Stucky. Et là on est interpellé par le soucis du détail dont ont fait preuve les développeurs, notamment avec les deux vieux qui discutent et nous interpellent afin de lancer un morceau sur le juke-box. De la même manière tous les personnages secondaires papotent entre eux et vaquent à leurs occupations ce qui ne fait que renforcer l'immersion dans l'univers d'Alan Wake.
Après cette première séquence on se retrouve au bord du lac Cauldron où se trouve notre chalet. Notre femme ayant peur de l’obscurité nous demande de trouver un moyen de remettre le courant. Quoi de plus simple que de remettre en marche le générateur. On se retrouve ensuite à l’intérieur, et notre délicieuse Alice nous appelle d’en haut car elle a une surprise pour nous… On monte, et on la retrouve en petite tenue... mais non la surprise ce n’est pas elle, ne vous attendez pas à des QTE à la con pour simuler l’acte, on n’est pas dans Heavy Rain là . La surprise se trouve dans la pièce d’à côté, et c’est... c’est une machine à écrire. Après quoi notre colérique Alan pète une durite et décide de sortir prendre l’air. Mauvaise idée car soudain il constate que la lumière de la chambre s’éteint brusquement. De retour à la maison en courant il entend sa dulcinée crier et tomber dans le lac. Mais que se passe-t-il donc ? Ni une ni deux il plonge à son tour…
Quand on se réveille, on se retrouve curieusement à bord de notre véhicule et blessé au niveau de la tempe en plein milieu de la forêt. Et là commence l’une des phases nocturnes du jeu. Très vite on se sent oppressé par l’obscurité qui nous entoure et heureusement que l’on a notre lampe torche avec nous. À ce propos l’éclairage dynamique est magnifique, c’est le plus beau jamais vu jusqu’à aujourd’hui. Très vite on rencontre notre premier adversaire qui n’est autre qu’un habitant du village possédé par une force obscure. Ceux-ci ont l’air de zombies mais beaucoup plus vifs et armés de faucilles et autres ustensiles de chantier qu’ils n’hésitent pas à nous lancer à la tronche car ce sont essentiellement des travailleurs de scierie avec leur beau casque de chantier. Outre ce type d’adversaires ayant un petit coté Village People, nous avons rencontré un ennemi intégralement entouré d’ombre qui s’amusait à nous jeter des projectiles peu courants, tels que barils d’essence et autres voitures lors d’une phase de tension très bien amenée. Ce qui caractérise l’ensemble de nos opposants est leur capacité à s’évanouir dans l’obscurité et à ressurgir dans notre dos au pire moment. Terrible !
Afin d’en venir à bout, inutile de leur vider un chargeur dessus, il faut d’abord les affaiblir avec l’aide d’une lumière quelconque. Que ce soit notre lampe torche, un pistolet à fusée de détresse ou bien encore un grand projecteur qui est le pendant de la tourelle dans les jeux de tir. Une fois affaibli par la lumière (ce qui se caractérise par leurs mimiques dignes d’un vampire fuyant la lumière) il ne vous reste plus qu’à leur tirer dessus avec jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans un effet pyrotechnique des plus réussis. Niveau armement nous n’avons pu tester que le pistolet, le fusil de chasse et le pistolet à fusée de détresse qui ne nécessite quant à lui pas que l’on éclaire les ennemis au préalable puisque la détonation lumineuse rouge s’en charge. Cet effet a l’autre avantage de pouvoir éliminer plusieurs adversaires d’un coup. Évidemment les munitions se font rares, il n’est pas question ici d’un FPS. Donc ne tirez pas à tout bout de champs où vous risquerez de vous retrouver sans munitions pour éliminer définitivement vos adversaires. Voilà qui rajoute énormément de stress à l'aventure car bien que ces créatures soient sensibles à la lumière, une fois au corps à corps elles n’hésiteront pas à vous assener des coups dévastateurs qui auront vite fait de mettre fin à la partie.
A-Wake
Alan Wake sera complètement doublé en français tout en gardant la possibilité de paramétrer le jeu en version originale sous-titrée français. La version collector, quant à elle, contiendra une nouvelle d’Alan Wake écrite par son scénariste Sam Lake (qui est aussi celui de Max Payne). Autant dire que ça promet niveau ambiance et scénario.
Alan Wake s’annonce d’ores et déjà comme un futur hit sur Xbox 360, encore un, si ce n’est le meilleur jeu de cette génération grâce à un scénario largement au-dessus de la moyenne faisant penser au Shining de Stephen King, un gameplay basique mais fluide et avec une prise en main immédiate, l’utilisation de la lumière et des graphismes magnifiques. Mais prenons garde, nous ne sommes pas à l’abris d’une mauvaise surprise. Il reste à savoir si les phases de combat ne seront pas trop répétitives, si les idées de gameplay autour de la lumière seront bien exploitées et surtout si le scénario tiendra la route sur la longueur. Pour savoir tout ça rendez-vous le 21 mai… et n’oubliez pas, la nuit ne dormez pas toutes lumières éteintes.
Les plus :
- Les graphismes.
- Le scénario.
- La bande-son.
- L’animation.
- La mise en scène.
- L'utilisation de la lumière.
Les moins :
- Peut-être un peu répétitif.
- Quelques textures pas terribles.
- Il faut encore attendre...
2 commentaire(s)
Posté le 01 mars 2010 à 18:12
Il risque de faire taire pas mal de petits esprits qui s'étaient enflammés lors de la présentation à l'E3. En tout cas il est dans mon most wanted de l'année !
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